DE L'ASTRONOMIE MODERNE. 27*
nia ' s sur une expérience unique. L’Académie,t i Ul n c précipitait rien, souhaita quelle fut ré-petée : elle attendit les lumières du temps : sesMembres peuvent s’avancer dans l’avenir par le§enie , préparer des découvertes par des vues,^nter d’unir les faits par des conjectures ; elle nec °nnoît, n’adopte que la vérité démontrée ; etEsprit dans lequel elle a toujours persévéré, estdouter jusqu'au moment des expériences dér
oisives.
Ces expériences ne tardèrent pas longtemps.Le célèbre Halley se transporta , en 1677 , à l'îleSainte - Hélène , et trouva, comme Richer , qu’ilLlloit accourcirle pendule.Quelques années après,^arin et Deshaies furent envoyés par Louis XIV ,pour déterminer la position des différens lieux,par des opérations astronomiques. Ils trouvèrentqu’à Cayenne, le pendule devoit être encore plusaccourci que Richer ne l’avoit fait.Deshaies trouvaCe t accourcissement de deux lignes. Le mêmePhénomène fut observé à la Martinique, à Saint-Domingue, au Brésil , à Porto - Bello, entre les^ux Amériques , à Louvo, dans le royaume de^‘ ani , à Gorée, sur la côte d'Afrique , près leCap-Vert . On voyoit dans toutes ces quantitésobservées, que l’accourcissement étoit le plus granda 1 équateur, et diminuoit en s’approchant de