de l’astronomie MODERNE. 281
qu’il s’étoit fait lui-même : ayant reconnu que1 Astronomie spéculative étoit fondée sur f Astro-nomie pratique, il n’eut pas plutôt commencé lesobservations, qu’il s’aperçut qu’on ne pouvoit dé-terminer aucune;position des planètes, sans con-noître très-exactement le lieu des étoiles. On com-friençoit à se défier du catalogue de lycho; cecatalogue ne répondoit plus à l’exactitude, où lesnouvelles méthodes et les nouveaux instrumensSvoient porté la science. Il est des étoiles qui, plusVoisines du pôle austral , n’avoient encore été vuesque des commerçans et des pilotes; elles deman-doient un oeil plus attentif et les mesures d’unastronome. Halley sentit qu’il falloit s’avancerdavantage vers le midi, et se placer dans l’autrehémisphère. Il partit en 1677 pour l’île Sainte-Hélène ; on lui avoit promis un beau ciel qu’il netrouva pas: à peine, en un an, put-il observer lespositions de 35 o étoiles australes; Halley ne putt'emplir le vœu qu’il avoit formé, et il a laissé àM. delà Caille, la description entière de la partietnéridionale du ciel.
§. IV.
Pendant son séjour dans file Sainte - Hélène ’Halley eut l’occasion d’observer un passage de'Mercure sur le Soleil. Il fut le premier qui eut