HISTOIRE
à de nouvelles méditations sur leur nature. Domi-nique Cassini en observa deux , l’une en 167a etl’autre en 1677, Cassini étoit trop sage pour rienaffirmer légèrement, il notoit avec soin les ressem-blances , parce que c’est par elles que se dévoilela marche constante des phénomènes. Le hasardn’a point de règle, et, quand les choses arriventde la même manière, on soupçonne que des effetspareils découlent des mêmes lois : ces comètesdonnèrent des idées à Cassini : il ne douta plusque ces astres ne fussent durables, enchaînés pardes révolutions périodiques, qui nousles ramènentaprès de grands intervalles ; il ne fit que confir-mer une idée de sa jeunesse , une idée qui avoitune base dans l’antiquité, et chez ces anciensChaldéens dont Apollonius Mindiern a conservéles opinions. Mais nous devons avouer, qu'en 1677,cette idée parut encore extraordinaire. « Il semble,* dit M. de Fonteneile, qu’on est assez porté à» favoriser un système qui assujétit à la régula-» rite de tous les autres corps célestes , ces astres33 qui paroissent étrangers dans l’univers, et au-» dessus de toutes les règles; mais cette pensée,» quoique vraisemblable, est hardie et a besoin» que quelques siècles la mûrissent.»
Peu de temps après et à la fin de l’année 1680,parut la plus belle comète qui ait jamais été ob-