£>e l’astronomie MODERNE. 33 /
^ falloit entreprendre tout cela, sans savoir sie Xecution étoit possible , sans pouvoir s’en in-,° r mer à personne ; mais le même courage quientreprendre, est celui qui fait réussir. Il étoitlril portant de se porter le plus loin au nord; lesac adémiciens ne vouloient pas redescendre dans^° s provinces méridionales delà Suède , ilsétoicntl a loux de passer le cercle polaire , et de choisir lec ‘firnat qu’il traverse pour le lieu de leur opération.Le courage et l’industrie trouvèrent des lacilités4 u ’on n'espéroit pas. Cette entreprise , commen-cée au hasard , par essai, et presque sans espé-rance de succès,un séjour de soixante trois joursdans les déserts suffit pour l’achever.
Les académiciens ne négligèrent point de pro-fiter d’un moyen unique de précision et d’uneressource que la nature de ce climat leur réservoit ;-c’éloit dans la mesure de la base. Les bases éta-blies sur la Terre sont assujéties à ses inégalités;d faut des réductions pour en ramener la lon-gueur à un plan de niveau : la surface des eaux°Are un plan qui est parfaitement de niveau ; enrésolut dy établir la base et de la mesurer lorsqueL fleuve seroit glacé* Cette base , la plus unie , fute Ocore la plus longue qui eût été mesuréé; elleétoit de y4°7 toises. Mais , pour cette opération,fl falloit attendre l'hiver, qui est effroyable dans.î.
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