DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 35y
Périodique autour du Soleil , est aussi constantaussi régulier que celui des planètes. Ainsi,a P r ès trèis ou quatre mille ans , nous sommes re-Vei *us , sur ce point, au même degré de connois-fia nce où étoient parvenus jadisles Chaldéens, con-n °issances qui ont eu alors Epigènes pour témoin.^ disoit que les Chaldéens rangeoient les comètesau nombre des planètes et étoient parvenus à con-coure leurs cours. Ce n’est cependant qu’avec8 1- ande peine, à travers plusieurs préjugés intro-duits , et par les observations et les réflexionsd’un siècle entier , que cette vérité de la naturea été constatée. Mais, si l’on considère nos effortspour l’admjttre ou pour lui résister , nos travauxpour éclaircir cette grande question , nos doutes,qui n’ont cédé qu'à la démonstration, à l’évidencedes principes et des faits, on pourra juger dece qu’il en a coûté d’efforts et de travaux» auxChaldéens, ou au peuple leur prédécesseur, pourn °us laisser cette vérité si longtemps stérile : ainsisouvent les travaux des générations sont perdusc °mme leur expérience. Au moral, les fautes d’un^ornme, ses malheurs , ne sont pas toujours unelèçon pour ses semblables ; et relativement auxsciences, res efforts qu’une nation a faits pour s’in-truire et pour se convaincre , lorsqu’ils n’ont pointlaissé des traces , lorsque les résultats restent seuls;