DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 3q3
Discours troisième.
Sur la nature des bistres.
est un corps qui luit par lui-même, qui est la*°urce de la lumière et de la chaleur, il éclaire, ilféconde, il vivifie tous les corps assemblés autourde lui. Ce vaste corps, douze cent mille fois plus grosfiue celui qui nous fut donné pour demeure, est unfoyer immense et inépuisable de tous les biens^u’il verse sur nous : le globe que nous habitons,les planètes qui , comme nous, ont subi l’assujé-hssement, qui partagent avec nous les biens dis-pensés par le Soleil, sont des corps essentiellement°Lscurs ; sans le Soleil, ils existeraient dans la nuit,'^seraient solitaires,mutuellement inconnus. C estP ar la correspondance de la lumière qu'ils se ma-nifestent ; il peuvent renvoyer la lumière, maisP°ur donner, il faut qu’ils reçoivent ; ils n ont eneux rien d’actif pour porter au loin le signe del eur existence. Le Soleil est unique dans notre sys-