»E L’ASTRONOMIE MODERNE. 4 $iempires , le souvenir de l’Astronomie fit renaîtreia science aux deux extrémités de l’Asie , à laChine,à Babylone ; les Chinois nous ont presquetoujours été étrangers ; les Chaldéens seuls nousmtéressent, le fil alors renoué , n’a plus été inter-rompu jusqu’à nos jours : les Chaldéens sont pournous les vrais restaurateurs de la science ; l’ha-bitude d’observer fut transportée chez eux ; les•Asiatiques n’ont en général ni dessein , ni mé-thode , mais enfin ils suivoïent la nature, ils pou-roient dire chaque jour ce qu’elle avoit fait. L’a-bondance des idées et des vues peut quelquefoisnuire en faisant trop facilement changer d’objet ;elle égare surtout dans les commencemens ; ilbaut voir longtemps avantde savoir chercher. Legénie de l’Europe n’eût pu mieux faire alors, tla patience des Chaldéens a, pendant deux milleannées, posé et cimenté la base sur laquelle Hip-parque a commencé à bâtir.
Les richesses d’une grande conquête, la puis-sance des rois d'Egypte et le génie de la Grèce firent éclorre à Alexandrie une époque plus bril-lante ; le trésor des observations chaldéennes étoitu n des fruits de cette conquête ; les Grecs n'yv irent que des faits amassés , et des résultats quiotant plus anciens que ces faits, n’avoient aucuneliaison avec eux. On prit les faits, et on rejeta les