HISTOIRE
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Mais les Européens n’étoient pas arrivés là poury rester; une routine aveugle et uniforme n’étoitpoint faite pour eux ; ils sont organisés pour 1 ®progrès des sciences : c’est une véritébien connue,que le climat modifie les hommes : il endort, ouil éveille leur activité. Cette activité nous arracheau présent pour nous jeter dans l’avenir ; sanselle, l’homme ne connoît que la nature qui l’en-vironne , ou même celle qui le touche immédiate-ment. Il demeure à la place que sa naissance luiïa marquée, et le reste de l’univers est nul pourlui. Cette indolence fut toujours le caractère desOrientaux : ils supportent tout, et l’ignorance etla tyrannie : l’obstacle des difficultés arrête leurspensées,comme un despote enchaîne leur liberté:s’ils ont cultivé les arts et les sciences , e’étoit pourleurs premiers besoins : ilsy portèrent de l’atten-tion sans vues , et de la suite sans méthode. Leshabitans de l’Europe reçurent un autre caractère,une imagination vive et hardie qui cherche et saisitles causes, une raison perfectionnée, qui sait lespeser, semblent être le privilège particulier et dis-tinctif des Européens. Nés sous un ciel mobile, il*ont cetteinquiétude quiabesoin demouvement, etqui, soit pour le lieu ou pour le temps, fait désirer al'homme devivre où il 11’est pas : ce mouvement del’espritprod uit et accélère la succession des pensees}