INTRODUCTION.
iShems ed-l)ln Abou ‘Abdallah Mohammed, connu sous le nom deDimashqui on Dimishqui, d’après la ville de Damas , naquit l’an654 de l’Ilég. (1256 de Jés. Chr.) et vécut à une époque où l’éclatde l’Islam commençait à pâlir, et où les germes de sa dissolutionse montraient en Orient et en Occident . Le dernier espoir d’unealliance des peuples de l’Islam en deçà et au delà de la Méditer-ranée fut anéanti par l'affaiblissement du pouvoir des Almohades en Espagne , en même temps que les princes chrétiens de ce payscommençaient à comprendre que l’union fait la force. L’an 1238,Jacques I d’Aragon occupa Valence, et, vers la même époque, Fer-dinand III de Castille s’empara du royaume de Murcie, après s’êtreavancé vers le sud-ouest de la Péninsule et avoir planté l’étendardde la croix sur les minarets de Cordoue. Les Arabes perdirentbientôt les villes importantes de Baëza, Estépa, Eçija et Almodo-war; Séville tomba au pouvoir des Chrétiens en 1248, et les Por-tugais occupèrent Alentejo et Algarve. Les restes de la dominationglorieuse des Arabes étaient en 1264 concentrés à Grenade, où lesderniers rayons d’une civilisation, jadis régénératrice de l’Europe ,vinrent s’éteindre, laissant des traces encore visibles dans la litté-rature des peuples du midi de l’Europe . C’est pourquoi Dimash-qui, en parlant d’Elvira (p. 345), s’exprime ainsi: «Au commence-