2 LA FORTIFICATIONfenfe; nous avons vu de même que celle desvaisseaux, fur une côte, en avoit une encore plusdécidée, par l’infuffifance des moyens qu'on estdans ì’ufage de lui opposer; mais nous allonstrouver, en traitant des retranchemens de cam-pagne &des lignes, que leur attaque a encore plusd’avantages que les deux précédentes, parla très-grande foiblesse de la nature de ces fortes de retran-chemens, ainsi que par les mauvaises dispositionsdes troupes destinées à les défendre.
On doit fe retrancher quand on est foible, Scl’on peut être foible de deux manières; ou parle nombre d’hommes, ou par l’étendue du ter-rein à occuper. Dix mille hommes font foiblescontre cinquante mille, 8c doivent fe retrancher,pour leur résister. Cinquante mille hommes fontfoibles contre dix, s’ils doivent occuper unegrande étendue de terrein. Les lignes, ainsi que lesretranchemens, doivent égaliser les forces, Scmême donner l’avantage au plus foible.; f objet estmanqué si ces conditions ne font pas remplies. Ilfaut donc de bons retranchemens ou point; c’est-à-dire - des retranchemens qui ne puistent êtreemportés l’épée à la main. Nous ne craignons