PERPENDICULAIRE. 6zpeut éluder l’attaque des redoutes. S ií tentoitde diriger ses colonnes dans le milieu de l’inter-valle qui les sépare, il s’exposeroit à faire écraserson infanterie, sans pouvoir en retirer aucunfruit, puisqu après avoir percé la ligne , il setrouveroit dans un rentrant, où il lui seroit im-possible de se maintenir ; le feu des redoutes -le feu des brigades en colonne, joint à Patraqueen face de la cavalerie, détruiroit en peu d'ins-tans , tout ce qui auroit pu échapper au feudes fusiliers détachés le long des lignes, & àl’artillerie dont elles font bordées. Onssent biend’ailleurs, que des lignes de cette espèce , nepeuvent être véritablement forcées, qu’après laprise des redoutes. Les lignes qui les lient nefont ici que des accessoires, qui ajoutent à leursavantages fans y être intrinsèquement nécessaires.
Mais d’un autre côté, quelle difficulté d'em-porter, de vive force, des redoutes de cetteespèce, soutenues par une armée ì Nous avonssupposé ici trois redoutes attaquées avec toutesles forces de P armée attaquante ; en se dirigeantsur un plus grand nombre, elle ne le pourroit,fans affoiblir chacune de ses colonnes , Sc la