<4 LA FORTIFICATION
défense se diviseroit en proportion ,* quelqueparti que cette armée prenne, ce seront toujoursdes redoutes à emporter l’épée à la main, sou-tenues avec beaucoup plus de monde qu’il n’enfaut pour rendre une attaque de cette espèceimpossible à exécuter. Rien de plus rare dansPhistoire, que des redoutes ordinaires placées,fur le front d’une armée, emportées de viveforce ; que feroit-ce donc de celles-ci ì Qu’onse rappelle la bataille de Pultava : y avoit-iíde Prince plus déterminé & de troupes plusvaleureuses que Charles XII, Sc son armée deSuédois ? Des Ruíses encore barbares : desesclaves fans discipline, sans nerf, étoient lesdéfenseurs de redoutes faites à la hâte à la têtede leur camp ; cette armée de héros, semblableà un torrent, est cependant venue échouer contreune aussi foible digue - tandis qu’à Narva, quatre-vingt mille Russes n’ont pu défendre des lignescontinues contre quinze à dix-huit mille Suédois.
If événement de la levée du siège de Turin,en 1706 - est un des plus mémorables qu’on puisseciter. Les circonstances nous en font bien connues:pn n’a à raisonner que sur des faits certains. On ne
peut