68 LA FORTIFICATION*qu il ne rassura pas. Au lieu de ce sentiment d’ad-miration qu’il chercha continuellement à exciter,il n'obtint que celui de la haine. On ne pardonnepoint à qui se montre plus grand.que nous; Sctoutes les fois qu’il eut quelque droit à réclamer,il se trouva autant d’ennemis que de Souverainsen Europe. Le récit succint des guerres qui pré-cédèrent celle dont nous avons à nous occuper,nous mettra en état de juger, d’une part, íì despréventions íì défavorables contre ce Prince,étoient fondées, Sc de sautre, íì ces grandes liguesne furent pas excitées principalement, par la pro-babilité de leurs succès.
Un Souverain d'un auíïì grand Royaume, quiavoit constamment voulu primer fur tous lesautres Souverains, devoit être connu, non parson éclat extérieur, mais par fa valeur intrinsèque*On ne peut douter que des yeux si intéressés àbien voir, n’eussent analysé avec le même soin,Sc ses passions Sc ses différens dégrés de capacité;on avoit calculé ses moyens personnels ; on avoitapprécié tous les Agens qu’il avoit mis à‘portéede le seconder ; Ministres, Généraux, Femme,Maîtresse,, Enfans, petits -Enfans tout ce qui.