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4 (1778) Des retranchemens de campagne & des lignes en général / [par Marc-Réné Montalembert]
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PERPENDICULAIRE. 187que le Maréchal reçut de rapproche des ennemis,il n’y fit aucune attention, & ce ne fut que lors-que l’infanterie, qui étoit en avant de sa droite,fut attaquée, qu'ií connut les véritables desseinsde l’ennemi. Alors se servant de sa présence d’es-prit„, Sc de toute son activité, il mit en peu detems son armée en bataille à la tête de son camp,Sc porta un secours fi puissant Sc si prompt à labrigade de Bourbonnois, qu elle chassa à sontour, celles qui lui avoient fait perdre du terrein.Heureusement que la disposition du Roi Guil-laume n’étoit pas bonne ; ses troupes n'étoientpas espacées assez près les unes des autres ; degrands intervales firent languir les attaques ;mais fa plus grande faute, fut de faire former sestroupes en bataille à la sortie des débouchés,au lieu de les porter en avant en colonnes, tellesqu’elles arrivoient ; chaque tête de colonne eûtenfoncé ce qui se seroit trouvé devant elle. Lesdeux lignes du Maréchal étoient séparées, par lecamp encore tendu, de la première: si elles eussentété percées, jamais elles ne se seroient reformées,Sc sarmée françoise eût été totalement détruite ,*wais les choses furent tout autrement disposées ;

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