188 LA FORTIFICATION692. & M. de Luxembourg voyant Fimmobilité des““ ennemis, les fit attaquer vigoureusement par sapremière ligne, qui les força de perdre du terreîn.par ce mouvement en avant, la seconde ligneeut Fespace convenable, pour se former derrièrela première,* alors on chargea l’ennemi de nou-veau avec toutes les forces réunies, Sc ce fut avecune telle valeur que rien ne put y résister. L’arméefut rejettée dans les défilés dont elle étoit sortie,Sc s’y porta avec la plus grande précipitation :elle abandonna son canon, le champ de bataille& plus de douze mille morts ou blessés. Ce com-bat fut un des plus meurtriers de cette guerre.
II n’en fut pas de même en Allemagne; aussiles Généraux ne se ressembloient pas. Le Maré-chal de Lorges étoit supérieur au Landgrave deHesse, Sc au Marquis de Bareith, Généraux deFEmpereur , qui joignoient à une incapacitéreconnue, la mésintelligence la plus décidée. Ilsne purent s'accorder, qu’en partageant Farmée endeux "corps. L’un dirigea ses opérations fur leRhin près de Mayence, Sc Fautre à Fembouchuredu Necker. On a reproché au Maréchal de Lorges,d'avoir manqué plusieurs occasions où il eût pu