PERPENDICULAIRE. 197» me trouvai à la fin totalement coupé ». L’on 1693.voit) par ce récit - qu’il n’existoit, d’aucun côtéde ce village, de retranchement capable de pré-senter quelqu’obstacle ; mais après ce récit, ontrouve dans ces Mémoires, une anecdote des plussingulières, qui mérite d’être rapportée. « Alors,
» dit-il, je voulus me sauver dans la plaine, &
» ayant ôté une cocarde blanche, l’on mepre-» noit pour un Officier des ennemis; malheu-)) reniement le Brigadier Churchill, frère de)> Mylord Churchill, présentement Duc de Marl-» borough A mon oncle , passa auprès de moi,
» & reconnut un seul Aide-de-Camp quim’étoit» resté ; sur quoi se doutant dans finstant que j’y» pourrois bien être, il vint à moi & me fit» son prisonnier. Après nous être embrassés, il» me dit qu’il étoit obligé de me mener au» Prince d'Orange. Nous galoppâmeslong-tems» fans le pouvoir trouver. A la fin nous le ren-» contrâmes, fort éloigné de faction, dans un» fond où l’on ne voyoit ni amis ni ennemis.
» Ce Prince me fit un compliment fort poli,
» à quoi je ne répondis que par une révérence;
» après m’avoir considéré un moment, il remit