270 LA FORTIFICATION1703. bataille, qu’on peut bien dire que le hasard luifit gagner, il perdoit son armée, toute son ar-tillerie de siège, Sc manquoit Landaw. Nous lerépétons, il n’y avoit pas le même risque à cou-rir en attaquant Fribourg, Sc la prise de cettePlace auroit prévenu tous les malheurs de lacampagne de Bavière Tannée suivante, qui fail-lirent entraîner la perte du Royaume. Rien nepeut justifier une pareille faute.
Le Prince Eugène ne commanda point cetteannée en Italie ; les troupes Impériales, très-inférieures à celles de France, furent comman-dées par le Comte de Staremberg, Général qui ydonna de grandes preuves de ses talens militai-res. Le Duc de Vendôme s’étoit emparé de plu-sieurs postes pendant Thiver, qui avoient étenduses quartiers, Sc reculé de beaucoup ceux desennemis; il commença la campagne, le 20 de.Mai, par attaquer Ostiglia, place importante àla rive gauche du Pô. Le Comte de Staremberg,ne pouvant s'y opposer de vive force, inonda toutle pays - en coupant une digue du Pô ; ce quifit manquer cette entreprise. Le Duc de Ven-dôme fit ensuite diíférens mouvemens pour íe