PERPENDICULAIRE. 305?qui s’étoit soulevé, fut obligée de paíser parle 1706.Roustîllon, pour faire le tour des Pyrénées , “
Sc fe rendre dans la Navarre.
Le Duc de Berwick devenu Maréchal de Fran-ce, après la prise de Nice, avoit été demandépar le Roi d’Efpagne pour commander les trou-pes qui dévoient agir fur les frontières de Por-tugal ; il s'étoit rendu à Madrid dès le 12 deMars - A à Badajos le 27. II y trouva les enne-mis astemblés depuis le 25, tandis que les trou-pes Espagnoles étoient encore répandues dansdifférentes Places. Le Maréchal ne put rassem-bler, auprès de Badajos, que vingt-fept esca-drons Espagnols, dix François Sc trois escadronsde dragons. Ce fut là toute son armée. Le peud’infanterie qui existoit, étoit répandue dansles Places. Tant que le Maréchal fut dans cegrand état de foibleífe, les ennemis firent desprogrès aífez étendus ; ils prirent Alcantara,
Cora, Ciudad-Rodrigo, Salamanque, Sc de-làmarchèrent à Madrid, où ils arrivèrent le 2 j* deJuin. Ils y restèrent jufqu’au y de Juillet. Ils yfirent proclamer l’Archiduc, Roi d’Efpagne ,*mais les troupes envoyées de France, étant arri-