3 I0 LA FORTIFICATIONjjo 6 . vées le 28 de Juillet à Sirouete, le Maréchal se trou-
-va à la tête de quarante-neuf bataillons Sc soixante-
dix-huit escadrons, dont à la vérité les trentebataillons François n’avoient pas plus de troiscent hommes chacun. Ayant ramassé ses forces,le Maréchal jusques-là poursuivi, changea derôle Sc devint poursuivant. Il marcha aux en-nemis : les força d’abandonner Madrid, ainíi quetoute la Castille, Sc par dissérens mouvemens,il empêcha que cette armée ne pût se retirer enPortugal. Il remporta sur elle nombre d'avan-tages qui lui firent perdre plus de six mille hom-mes ; ensuite il pénétra dans le Royaume de Va-lence, où il prit Origuéla Sc Carthagène. Ces suc-cès, auxquels on n’eûtpas dûs’attendre après lespertes faites devant Barcelone, le Roi d'Espa-gne les dut au zèle de ses peuples, Sc à la sageconduite du Maréchal de Berwick.
Les commencemens de la campagne d'Itaíieavoìent été très-brillants. Le Duc de Vendôme,ayant attaqué le 17 d *Avril trois quartiers deTannée ennemie, fous les ordres du Comte deReventlau , les défit entièrement ; les Impé-riaux y perdirent six mille hommes, tués - blessés