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qu’en laissant ce qui étoit nécessaire pour gar-der les tranchées & un corps de Pautre côté duPô, pour contenir les milices quiparoissoient danscette partie, on marchât avec le reíle de Pal-mée au-devant des ennemis. L’avis du Maréchalde Marfin fut contraire. II opina pour rester dansles lignes, & cet avis passa. On a dit dans letems, Sc depuis tout le monde a répété, quece Maréchal avoit des ordres secrets qu'il mon-tra dans ce moment, pour qu’on déférât à sonsentiment. Si ce fait n’est pas appuyé de preu-ves incontestables, nous le combattrons par desraifonnemens fort plausibles. Quoi qu’il en soit,le parti de fe renfermer dans les lignes étantpris, il y avoit à pourvoir aux subsistances ; pre-mière obligation à laquelle toute autre devoircéder. L’armée manquoit de farines ; circonstancebien étrange pour un moment semblable í Onne pouvoir les tirer que de Suze. On crut, fansdoute, avoir pourvu à un besoin si urgent, ayantordonné un grand convoi qu’on attendoit d’unjour à l’autre ; mais depuis que les ennemis eurentpassé le Pô, le 4 de Septembre, pour venir àBienafco, fur le Sangon, il falloir songer à la