z.6 LA'FORTIFIC A T IONi y o 6. sûreté de ce convoi, qui avoit dix lieues de France—- ' à faire entre la Voire A la Stura - Sc penser que
l’escorte aux ordres de M. de Bonnelle, ne seroitplus suffisante. Delà il se présentoir naturelle-. ment de faire marcher en avant une division de
Farinée pour le recevoir. Ce mouvement eutopéré deux grands effets: de conserver le con-voi , & d'empêcher l’ennemi de passer la Doire,~ ou du moins de le forcer à la remonter pour ten-ter un autre passage. Dans cette situation, on eûteu plus de tems pour démêler le véritable pro-jet de Fennemi. Ssil eût persisté dans son dessein,«Sc qu’il eut passé plus haut cette même rivière,il se seroit trouvé un gros corps de plus dans cet> espace, entre la Doire Sc la Stura : il eût fallu
0 . dans ce cas, deux jours de marche à Fennemi,
a*ulieu d'un, pour se mettre à portée d’attaquerles lignes : ces lignes auxquelies on travailloitdans cette partie, eussent été plus perfectionnées,Sc Fensemble de tous ces avantages eût pu fairechanger totalement Févénement du combat,*
. mais personne n’imagina cette manœuvre, quele plus simple raisonnement devoir suggérer.Le convoi fut attaqué le 5 par un gros corps de