PERPENDICULAIRE. 333eût été chercher en avant; qisest-ce qu’on auroit 1706.dit ? II n’y a pas à douter qu’on ne se fût recrié *contre cette manœuvre, qui eût été traitée d’ex-travagance. L’armée n’avoit point de pain : il.falioit assurer Farrivée du convoi : il faîloit, sansy perdre un instant, travailler aux lignes entreles deux rivières : il falioit y placer derrière deuxlignes d’infanterie, autant de cavalerie ; il falioitfaire à la hâte, nombre de ponts fur la Doire ,tenir une forte réserve prête à passer cette rivièresuivant le besoin ; Sc le Duc de Savoie se fûtmal trouvé de s’être enfourné dans un pareilentonnoir ,* il eût été battu à plate-couture &fans aucune retraite. Qu’on se donne la peined’examiner sur la carte du pays, ía position en-tre ces deux rivières, & Fon jugera st tout ce quenous avançons n’esl pas dans fordre des chosesles plus vraisemblables.
M. de Voltaire, qui parle de tout, Sc ne parlede guerre qifen homme d’esprit, dit, dans sonSiècle de Louis XIV : cc Que Fa vis de M. le Duc.)> d’Orléans Sc du Conseil de Guerre, avoir été)) de marcher en avant; qssalors le Maréchal de)) Marstn tira de fa poche un ordre du Roi, par