334 LA fortification
x 706. )) lequel on devoit déférer à son avis, & son avis
» fut de rester dans les lignes ». Cette anecdotese trouve à-peu-près de même par-tout. Elle s’estdébitée alors, & s’est perpétuée depuis. Les par-tisans du Duc d’Orléans, & les ennemis de Cha-millard, font peut-être les seuls qui en aient parlé ;mais M. de Voltaire y met du sien - comme il seTest tant de fois permis. II cite ce que Méthuin,Ambassadeur d’Angleterre, lui a dit, comme letenant du Maréchal de Marsin, qu’il avoit vumourir , que cétoit contre lavis de ce Maréchal ,que nous étions reflés dans nos lignes. Si M. Méthuinne sa dit qu’à M. de Voltaire, il faut donc sencroire sur sa parole; mais il y ajoute son expli-cation : c< C’est , dit-il, que le Maréchal de» Marsin, en prenant congé à Versailles, avoit» représenté au Roi, qu’il falloit aller aux enne-» mis, en cas qu'ils parussent pour secourir» Turin; mais que Chamillard , intimidé par» les défaites précédentes, avoit fait décider» qu'on devoit attendre, & non présenter la» bataille ». Le Maréchal de Marsin ríétoitpoint un donneur de batailles ; il en avoit reçuune feule dont il s’étoit très-mal tiré. Quelle