350 LA FORTIFICATIONencore dans- de nouvelles entreprises qui nepouvoir manquer de rallumer la guerre. On con-noît toutes ses infractions aux conditions de lapaix qui venoit de se faire. Cette déférence duRoi aux volontés de ce Ministre, est inexplica-ble , en considérant l’empreísement avec lequelil avoit désiré la paix. Ce fut l’efset de cette mêmeambition qui vouloir toujours par-delà ce qu elleavoit obtenu. II l’eut enfin cette guerre qu onpeut dire qféil avoit bien cherchée. II vit réunircontre lui en 1688, toutes les Puissances del’Europe.
Si le Roi, en nacceptant pas le partage desPays-Bas & leur érection en République, offertepar la Hollande, avoit adopté une fausse politi-que, il prit des mesures tout auísi nuisibles àfésintérêts, en ne commençant pas cette guerre parune invasion en Hollande. II n’avoit que ce seulcoup à frapper, pour faire échouer les grands pro-jets du Prince d’Orange fur la Couronne d'An-gleterre, & fassurer fur la tête de Jacques II -son Allié & son ami. Ce fut 1 avis de tous lesMembres de son Conseil, à lexception de M. dsLouvois. Ce Ministre craignit qu en .contenant