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PERPENDICULAIRE. 351les Hollandois Sc en empêchant l’invasion enAngleterre, la guerre n’eût pas lieu ; il fut d’avisde commencer les hostilités par le siège de Phi-lisbourg. Le Roi,par une foiblesse inconcevable,y déféra ; c’étoit attaquer sEmpire & le forcer àse déclarer pour sEmpereur; c’étoit laisser laHollande libre d’aider, de toutes fes forces, sonStadhouder à devenir Roi d’Angleterre, Sc réunirfous l’autorité d’un seul - la puissance des deuxEtats ; c’étoit ensin perdre le feu 1 Allié que le Roieût ; mais une guerre sanglante devoit en résul-ter :Louvois le vouloit ainsi: son avis prévalut,Sc Monseigneur le Dauphin partit au mois deSeptembre 1688, pour aller assiéger Philiíbourg.
On ne peut, lans ressentir une véritable peine,voir faire de pareilles fautes à un Prince si digned'être distingué parmi les Rois. II avoit alors cin-quante ans. Comment pouvoit-il, dans la forcede fa raison, adopter les idées d’un Ministre, sivisiblement contraires à fes intérêts. On n’a pasla ressource, pour le laver d’une telle foiblesse,de révoquer en doute, ce fait attesté d’aiííeurspar l’accord de tant d’Historiens, parce qu’en lefaisant sauteur de ce mauvais projet, ce feroit
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