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Traité de métrologie ancienne et moderne, suivi d'un précis de chronologie, et des signes numériques : ouvrage indispensable pour la lecture de l'histoire et l'explication des auteurs, destiné à l'enseignement public, et rédigé d'après les documents les plus recents / par M. Saigey
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10 e au 17 e doigt, compté de la droite vers la gauche.On y voit la fin de l’inscription petit empan , l’inscrip-tion grand empan , et le signe moitié (instrumenttranchant à la main qui termine un long bras), quiprécède le signe coudée.

Coudée royale égyptienne de Meïa. — Elle setrouve au Musée de Paris ; elle est en bois dur deMéroé . Les incrustations sont remplies de stuc blanc.Sa section est abcde (fig. 3).

Sa face antérieure ab, vue en AB, offre les divi-sions successives des 15 premiers doigts.

Son biseau bc offre deux bandes : l’une CD , indi-quant les fractions du doigt ; l’autre EF, portant lesindications suivantes, de gauche à droite : un doigt,deux doigts, trois doigts, un palme avec le pouceen arrière, une main ou cinq doigts, une main fer-mée plus le pouce ou 6 doigts, deux palmes, puispetit empan, puis grand empan, puis petite cou-dée , puis enfin coudée royale.

La face supérieure cd porte les inscriptions des di-vinités égyptiennes. Les faces postérieure et infé-rieure sont couvertes par des légendes hiéroglyphi-ques qui offrent le nom de Meïa, porte-enseigne ettrésorier du Roi.

Mesurée par M. Girard, cette coudée a une lon-gueur de 525 millimètres; mais elle est d’un millimè-tre plus longue par-dessous, car ses extrémités sontmal sciées, et l’on voit encore les traits produits parl’instrument. En outre, la règle n’a d’uniformité nidans son épaisseur, ni dans sa largeur, et les divi-sions des doigts vont tout de travers. C’est une copieinforme de la coudée, qui n’a probablement pas servi,et n’a sans doute été faite que pour être déposée dans