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Traité de métrologie ancienne et moderne, suivi d'un précis de chronologie, et des signes numériques : ouvrage indispensable pour la lecture de l'histoire et l'explication des auteurs, destiné à l'enseignement public, et rédigé d'après les documents les plus recents / par M. Saigey
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L’ordre alphabétique des lettres arabes est différentde leur ordre numérique ; car les grammairiens lesrangent ainsi : alif,ba, ta, tsa, djim, h ha, kha, dal,ddal, ra, za, sin, chin, ssad, dhad, tta, dza, din,rhaïn, fa, qaf, caf, lam, mini, noua, ouaou, hé,ya.

Les chiffres les plus forts se placent à la droitedes autres. Les Turcs et les Persans font encore au-jourd’hui usage de ces anciens chiffres arabes con-curremment avec ceux du système hindou.

SIG NES NUMÉRIQUES DES CHINOIS.

Les anciens chiffres des Chinois sont représentésfig. 7. Voici leurs noms, de 1 à 9 : ï, éiil , sân, ssé, ou,loti, tsï.pa, kieou; le nombre 10 se nomme chi; lenombre 100-, pe ; le nombre 1000 tsicn : ce derniercommence la seconde colonne verticale de la figure ci-tée. Les chiffres qui viennent après mille sont : dixmille, ou ouan; cent mille, ou y; un million, ou tcliao,-dix millions, ou king; cent millions , ou tse; un bil-lion , oupou; dix billions, ou jang; cent billions, oukèou ; un million , ou kién ; dix taillions ou tehing ;et cent millions, ou tsay. Ordinairement on n’emploieces chiffres que jusqu’à dix mille, et l’on décomposeles nombres plus grands en dizaines de mille, c’est-à-dire qu’au lieu de noter par exemple cent trente-cinqmille, on note treize dizaines de mille et cinqmille.

Les Chinois ont encore d’autres chiffres d’uneforme beaucoup plus compliquée, qui s’emploientquand on veut éviter les méprises ou les altérationsfrauduleuses.

Les marchands chinois ont au contraire des chif-