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fres plus simples que les chiffres anciens ou histori-ques; on les voit représentés au bas de la planche 2,avec le zéro imité des Hindous, dans l’ordre suivant,de droite à gauche :0, 1, 2, 3, 4,5, 6, 7, 8,9,10 , 100 , 1000 .
Quand un nombre est représenté par plusieurschiffres, on les met sur une colonne verticale, en allant jde haut en bas, des plus grands aux plus petits. Onpeut encore les disposer sur plusieurs colonnes, lesdernières placées à la gauche des premières. Par exem-ple, s’il s’agissait d’écrire le nombre 54618, on écri-rait successivement les chiffres nommés ou, ouan,ssé, tsien, lou, pe, ï, chi, pa, c’est-à-dire cinq, dixmille, quatre, mille , six , cent, un, dix, huit.Ainsi, à l’exception des simples unités, chacun denos chiffres se trouve représenté par deux chiffreschinois; le premier , indiquant notre chiffre, prisd’une manière absolue ; et le second, son rang parmiles puissances de dix , ou sa qualité de dizaine, cen-taine , mille, etc. ; en sorte que le premier chiffre estle coefficient du second.
SIGNES NUMÉRIQUES DES HINDOUS.
On doit aux Hindous l’invention du système déci-mal de numération écrite dont les Européens se ser-vent aujourd’hui. Comme ce sont les Arabes qui l’ontd’abord emprunté aux Hindous , et qui l’ont in-troduit en Espagne , on a cru pendant long-tempsque ce système si simple était leur ouvrage, et l’on adonné le nom de chiffres arabes à nos chiffres ac-tuels. Ces chiffres ont reçu différentes formes, quel’on voit représentées dans la figure 9.