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cercle on retranchait un quart ou un tiers environ en tirant une corde qui déterminait le frontde la scène et la face des décorations, qui n’était autre chose que la scène même. La partie du dia-mètre que cette corde figurée ici par XX avait retranché au derrièrede la scène, était d’environ16 à 18 pieds : de celte corde, en allant vers le centre, on avait tiré une ligne parallelle,qui formait le devant de la scène ou du proscenium. Tout ce qui était au-delà formaitl’orchestre et s’élevait en demi-cercle jusqu’aux deux encoignures du proscenium, et sur cettepartie de circonférence, étaient construits vingt-quatre à tiente rangs de sièges par étages, quirégnaient circulairement autour du conystra, pour placer les spectateurs.
La hauteur de ces places était divisée en deux parties par un corridor D, que les Athéniensappelaient Dicizoma , et qui servait à faire passer les spectateurs d’un endroit à un autre, sansincommoder ceux qui étaient déjà placés. 11 y avait, par le même motif, de petits escaliers engradins E, qui allaient de hautenbas d’un corridor à l’autre, au travers des rangs, pour monteret descendre sans embarasser, près'desquels étaient pratiqués des passages, communiquant auxportiques extérieurs , et qui conduisaient les spectateurs aux endroits qu’ils devaient occuper.
Le long de chaque corridor il y avait de distance en distance, dans l’épaisseur dc*s murs, despetites cellules nommées Echœci , dans lesquels étaient des vases d’airain en forme de cloches ,et soutenus par des coins de fer, afin qu’ils netouchassent point aux murs.Ces vases répercutaientla voix qui se serait affaiblie et perdue dans un lieu vaste, découvert et construit en pierre. Au-dessus du dernier corridor , s’élevait une galerie ou portique F, appelé Cercys , où étaientplacés les femmes, les étrangers et les habilans de la province ; car il fallait avoir droit de citépour avoir place sur les degrés.
La scène n’avait d’abord pas d’autres décorations, que les colonnes et les ornemens d’archi-tecture dont leur construction se composait, et qui étaient élevés dans le fond et sur les ailes duproscénium. Ensuite les Athéniens ont embelli leur scène par des décorations peintes selonles règles de la perspective : ils employèrent aussi des machines, dont la principale qui se nom-mait Théologéon , servait à élever les dieux que le poète produisait, et répondait à ce que l’onnomme aujourd’hui une Gloire. D’autres servaient à introduire les dieux des forets elles divinitésde la mer : ils avaient aussi des trappes, sur lesquelles on élevait, au niveau de la scène , lesfuries, les démons et autres dieux infernaux. Toutes ces machines étaient mues, ainsi que lesnôtres, par des cordes, des roues et des contre-poids : les changemeus de décorations sefaisaient par des feuilles tournantes G, qui donnaient enun instant une face nouvelle à la scène,ou par des châssis qui se tiraient à droite et à gauche comme les nôtres. Les théâtres des Romains,qui étaient entièrement semblables à ceux des Athéniens, étaient découverts ; mais plus ma-gnifiques que leurs prédécesseurs, ils les ornèrent de statues, de vases, de peintures et dedorures j des draperies d’étolïès riches ajoutaient encore à cet éclat, et ils couvrirent leursamphithéâtres avec des voiles de lin, pour se garantir de l’ardeur du soleil..
Renvois du Plan du Théâtre Romain , fig. 2®.
A. Scène ou proscénium. B. Orchestre. C. Ligne de séparation de la scène et de l’orchestre,D. Corridor de séparation des gradins. E. Escaliers. F. Cercys ou portique du haut*.