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ARCHITECTURE RURALE.
L’architecture rurale est celle qui fixe la disposition et la distribution des bàtimens des-tinés à servir d’habitation aux habitans de la campagne , et de logement aux animaux néces-saires à la culture des terres et autres : chacun de ces bàtimens a , par sa destination particu-lière, des principes généraux dont on ne peut guère s’écarter sans inconvéniens : ces principessont puisés, non-seulement dans l’architecture, mais encore dans la science de l’économie ru-rale; car si l’une enseigne au propriétaire la manière de construire avec goût et solidité, l’autrelui assigne les dimensions et la distribution qu’il convient de donner pour obtenir la salubritéet la commodité nécessaires.
Les principes de distribution et de localité seront pris, ainsi que nous l’avons annoncé,dans le Cours d’agriculture dq M. l’abbé Rozier; la première partie, celle qui dépend de l’ar-chitecture, sera de nous.
Nous considérerons séparément l’habitation propre à un propriétaire-cultivateur : les fermeset métairies qui se composent d’étables , d’écuries , laiteries , colombiers, greniers pour lesgrains , granges , basses-cours, hangards, etc. , etc. Nous indiquerons pour chaque espèce debâtiment, le choix à faire relativement à la localité , la situation la plus convenable, et la dis-tribution pour l’usage et le nombre des individus à y placer, ainsi que le mode des construc-tions de ces diverses fabriques , et les principes généraux pour l’exposition et la constructiondes serres chaudes, des glacières, etc. ; nous donnerons aussi quelques exemples de fabriquespourmaisons de fermiers , de garde-chasses dans les bois, chaumières et maisons particulières, quijoindront aux motifs d’utilité, l’agrément de fournir des points de vue pittoresques et d’ac-cord avec les sites agrestes que présentent les campagnes.
Lorsqu’on veut construire dans les campagnes , on est presque toujours maître de choisirl’emplacement, à cause de l’isolément de la plus grande partie des habitations des champs : ainsion aura attention de placer ces sortes de constructions sur le sol le plus sain dont on pourra dis-poser , sans trop s’éloigner des eàux , des autres habitations et des terres que l’on possède.
La conservation des hommes , des bestiaux et des grains, dépend essentiellement de l’ex-position des bàtimens ; mais l’exposition la plus favorable est souvent locale, elle tient auclimat et est relative à la destination particulière de chaque bâtiment.
La double exposition nord et sud , est en général la plus salubre et la plus favorable kl’habitation des hommes, parce qu’elle procure un logement chaud dans les saisons rigoureuses,et dans les chaleurs de l’été , la facilité d’obtenir un courant d’air qui rafîiaichit et as-sainit les logemens. L’aspect de l’ouest ou du couchant est considéré généralement comme leplus mal sain. Quant aux logemens destinés aux bestiaux et autres animaux , et aux bàtimensdéstinés à la conservation des récoltes , la position au nord convient parfaitement, exceptépour les volailles, qui aiment le levant et le midi.
On doit donc disposer , autant que faire se peut, tous les bàtimens d’une ferme ou métairie,de manière que chacun d’eux soit à l’exposition la plus favorable à sa destination. Ces dispo-
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