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[Partie théorique.]
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skions ne sont pas cependant rigoureusement praticables , car le propriétaire serait obligé alorsde consacrer à ces constructions , une trop grande quantité de terrain ; elle serait meme incom-mode , parce que plusieurs logemens seraieut trop loin de l’habitation du fermier. Pour éviterces inconvéniens, on rassemble les divers bâtimens, et ils ne peuvent plus se trouver a 1 ex-position requise : alors on aura seulement attention de placer aux expositions les plus favo-rables , les bestiaux qui pourront en être les moins incommodés. Les habitations rurales doi-vent offrir au fermier le nombre de pièces et de grandeurs suffisantes pour ses besoins; les étables ,écuries , bergeries , doivent être construites en raison de la quantité de bestiaux que l’on doity loger , et présenter le service le plus sûr et le plus commode. Les greniers à fourra-ges , etc., doivent être assez vastes pour contenir les récoltes.

Nous allons détailler isolément toutes les espèces de bâtimens ruraux qui doivent composerl’exploitation rurale d’un riche propriétaire-cultivateur. Nous y joindrons quelques autres bâ-timens qui appartiennent seulemeut au luxe ou au goût particulier des propriétaires, telsque les glacières , orangeries, etc. Nous admettrons dans cette désignation une fortune assezconsidérable pour satisfaire amplement, mais sans profusion ni prodigalité, à tous ses besoinset à tous ses goûts.

BERGERIES.

Les bergeries sont des bâtimens destinés à renfermer les moutons et brebis : elles doivent êtreproportionnées au nombre d’individus que l’on y veut placer : on doit choisir pour l’établisse-ment d’une bergerie , un lieu très-sain , sec, un peu élevé et à mi-côteau s’il est possible : sil’on peut la construire sur un sol en tuf ou en gravier, elle sera exempte de l’humiditédangereuse que produirait toujours un ,sol terreux.

L’exposition du nord et du midi, pour les grandes faces d’une bergerie , est la plus conve-nable. On Conservera au pourtour des murs , et dans le bas, des barbacanes ou ventouses, quel’on pourra fermer et ouvrir à volonté , au moyen d’une petite planchette avec ses coulisseauxau-devant et dans l’intérieur, pour donner un courant d’air qui se renouvellera sans cesse : cequi est extrêmement nécessaire, ainsi que les croisées du haut, que l’on fera au moins de 3 p.sur 4 p., pour corriger l’air intérieur, vicié par la transpiration et la respiration du mouton ,dont le corps répand une vapeur qui, jointe avec celle produite par le fumier , met l’animalen sueur , 1 affalilit et lui cause des maladies.

Tout le monde sait que l’air vicié ou air fixe est beaucoup plus pesant que l’air atmosphé-rique; qu’en conséquence, il reste toujours dessous : le mouton le respirerait donc continuel-lement , si ces ventouses ne le chassaient dans le haut, où alors il pourra s’échapper par lescroisées ; ces croisées seront garnies d’un bâtis ouvrant rempli en toile, pour absorber lesrayons du jour exléiieur, qui incommode les animaux et attire les insectes.

ün aura soin, lorsqu’on construira une bergerie , de creuser un fossé au pourtour, pour leseaux pluviales ; ce fossé sera au-dessous du niveau de la partie la plus basse de la bergerie , etcommuniquera à un autre fossé ménagé au-dessous , où il conduira et écoulera toutes les eauxet les urines. Le sol de la bergerie doit avoir au moins 2 J . par toise de pente vers les fossésextérieurs.