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du nord. Si l’on peut avoir dans l’orangerie même un bassin assez considérable pour con-tenir l’eau nécessaire à un arrosement, on en profitera , parce que cette eau étant à lameme température que l’orangerie même , l’arrosement ne nuira pas à la plante comme ceuxfaits avec des eaux de puits ou autres plus froides. ( Voyez l’orangerie planches i4 et l5 ).Une orangerie doit être toujours tenue a 8 ou îo degrés du thermomètre de Réaumur.
FERMES.
Une ferme se compose de tous les bàtimens que nous venons d’expliquer , excepté l’oran-gerie , qui est une dépendance d’un parc ou d’un jardin.
Nous avons donné ici le dessin d’une ferme , pour indiquer le parti que l’on peut tirer deces bâtiments d’utilité, pour en former en même tems un ensemble agréable , régulier etpittoresque , qui se marie avec le paysage. Çe dessin (planche 17 j) offre une très-petite ferme.A la planche 19 , nous avons présenté le projet d’une ferme pour une grande exploitation.
On distingue deux sortes de fermes ou métairies : celles qui sont simples ou destinées seule-ment à être régies et gouvernées par un fermier ou un homme d’aflâiies, qui ne con-tiennent que les logements nécessaires pour les hommes et les animaux , les objets de nour-riture et de culture et les instruments d’exploitation , avec les terres en quantité proportionnée;et celles dites parées, qui, outre cela , comprennent encore l’habitation du propriétaire, desjardins potagers et d’agrément, et forment une maison de campagne.
Le choix de l’emplacement d’une métairie doit d’abord occuper les personnes qui veulentconstruire; et, s’ils ne construisent pas, les mêmes considérations les doivent guider dansl’achat d’une ferme qui leur est proposée. Porcius Caton , donne à ce sujet des conseils fortsages. «Examinez , dit-il, si le climat est bon , s’il est sujet aux orages , si le sol par lui-)) même est de bonne qualité, si la sortie et le débouché des denrées sont faciles ».
On peut ajouter à ce principe général, que le voisinage d’une rivière, d’une grande route,d’une source qui produit une eau pure et abondante , et l’éloignement des mares , étangset autres lieux, qui , dans les chaleurs , produisent des évaporations mal saines et quelque-fois mortelles, doivent entrer pour beaucoup dans le choix de l’emplacement.
La maison du maître, qui sera proportionnée à sa fortune , doit être exposée au levantOU au midi , et à l’abri des vents particuliers du pays , ce que l’habitude et. l’observation ditclimat feront connaître. Seulement il faut éviter également les grandes hauteurs, où l’air esttrop léger ; et les vallées trop basses, où il est trop dense. Les régions moyennes sont lesplus favorables à la santé : les terreins y sont généralement plus secs , Pair est moins chargéd? exhalaisons impures, et par conséquent plus sain; la nature y est plus féconde et plusriante , et la végétation plus généreuse.
Les jardins potagers et d’agrément seront placés immédiatement à la suite du bâtimentd’habitation, sans, pour y communiquer, être obligé de traverser la cour de la métairie:une cour au devant, sera pavée, et l’on pourra y planter une avenue d’arbres, pour arriver
jusqu’au bâtiment. «
Une métairie bien distribuée , doit contenir, i°. une écurie pour les bœufs ; 2°. une pour