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COLOMBIERS.
Les colombiers sont ordinairement élevés en forme de tour ronde ou quarrée , ou à panacoupés, et l’intérieur est garni de boulins pour nicher les pigeons [voyez les planches i4 eti5 ). Les faces extérieures doiventètre crépies en mortier dechaux et sable le plus unipossible,pour empêcher les rats , les fouines et autres animaux destructeurs d’y grimper. C’est pouréviter cet inconvénient que l’on élèvera le colombier, et qu’au-dessous on placera un poulaillerou dépôt d’outils, etc. Le plancher des pigeons sera alors élevé à 6 ou 7 pieds au-dessus dusol. La porte d’un colombier doit être toujours du côté de la ferme ; sur chaque croisée on.placera une petite planche ou banquette en saillie à l’extérieur. Ces croisées seront bouchéesen brique, en pierre , ou en bois , en conservant cependant le passage de deux ou trois pigeons.On évitera de placer des lucarnes sur le toit. L’intérieur sera carrelé ; au pourtour des murs,on placera un rang de carreaux de chan : on mettra depuis le carreau jusqu’à la tablette por-tant les premiers boulins 4 p. de hauteur. Cette tablette aura r 8 0 de saillie , et sera portéesur des consoles en plâtre ou en briques, de distance en distance. Les boulins sont des trouspour loger les pigeons ; ils se construisent tout au pourtour intérieur du mur du colombier,soit en petites planches de 8 0 sur tous sens, soit avec des pots de terre ou de grandes tuilescreuses, ou briques faites exprès , soit avec des paniers. La meilleure manière est de les faireen plâtre , de 8 u carrés en largeur , hauteur et profondeur. Daus le milieu du colombier onplace quelque fois une échelle portée sur un axe, et roulant ainsi tout au pourtour intérieur ,ce qui facilite le choix des pigeons que l’on veut prendre. On aura soin de conserver dans lelarmier ou dans le plancher haut, des ventouses pourchasser l’air méphitique produit par lespigeons. Ces ventouses s ouvriront et se fermeront à volonté , au moyen de coulisses : toutl’intérieur du colombier sera peint en blanc.
ORANGERIES.
Notre climat est trop froid dans les saisons rigoureuses pour les orangers : on les placealors dans des batiments fermés , afin de'les préserver de la gelée.
La grandeur d’une orangerie doit être proportionnée au nombre d’arbres que l’on veut yplacer, et que l’on y rangera à l’aise et séparés les uns des autres à une distance d’en-viron 20 à 24 0 , afin que le jardinier puisse tourner autour de chaque caisse pour l’arroser.La forme d’un carré long convient plus particulièrement aux orangeries, parce que les arbresplacés sur le derrière ne sont pas alors privés de la lumière , sur-tout si l’on a soin de gra-duer les grandeurs , ainsi qu’il est indiqué dans la coupe, planche i4. Il faut que toutesles croisées d’une orangerie soient grandes , percées du côté du midi ; que le sol soit unpeu élevé au-dessus de celui du jardin , bien battu et couvert de sable, pour éviter l’humi-dité très-pernicieuse à ces sortes de plantes ; que le comble ou la voûte ait une élévationd’environ 4 a 5 p. au-dessus des plus grands orangers ; que les murs soient crépis et enduitsen plâtre, s’il est possible, ou au défaut en mortier de chaux et sable 5 que ces murs soientd’une forte épaisseur, et que l’orangerie soit garantie par tous les moyens possible® des vente