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[Partie théorique.]
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L’existence d’un bâtiment, quel qu’il soit, suppose un but eût ne intention qui doivent se ma-nifester assez visiblement pour que l’on/puisse juger, par sa forme extérieure, et la placequ’il occupe, et à quel usage il est destiné. Son style doit concourir en même tems à donnerune plus forte expression à la scène qu’il anime et qu’il enrichit , quoiqu’il n’en doit êtrequ’un objet de décoration accessoire, mais d’un effet pittoresque, de quelque point qu’il soitapperçu.

Les faisons de campagne qui forment l’habitation du maître d’un parc, doivent entrer aussi,quant à leur extérieur, pour leur part dans le paysage , et doivent être décorées relativement àtout ce qui les entoure; on évitera de les renfermer dans des enceintes de murs, dans descours. On ne doit appercevoir sous les croisées d’une maison de campagne que des pelouses deverdure et des massifs de fleurs; de tous les côtés , on doit jouir sans obstacle de l’air, de lalumière ; et les grouppes d’arbres dont on aura soin de l’avoisiner , les lieront immédiate-ment avec le paysage, mais sans le priver de la jouissance des vues lointaines.

Nous croyons utile de recommander aux jeunes artistes db fuir la manie des monumens rui-nés , manie qui, cependant, a eu beaucoup de sectateurs.

» Mais loin ces monumens dont la ruine feinte» Imite mal du tcms l’inimitable empreinte ;

» Tous ces temples anciens récemment contrefaits ,

» Ces restes d’un château, qui n’exista jamais,

» Ces vieux ponts nés d’hier, et cette tour gothique7) Ayant l’air délabré sans avoir l’air antique ,

$ Artifice à-la-f°is impuissant et grossier.

lues Jardins , Chant 4.

Nous terminerons cette théorie abrégée par la description des jardins chinois, telle qu’on lalit dans un ouvrage qui a été publié à Londres en 1 55y , intitulé Y Art de distribuer les Jar-dins suivant l’usage des Chinois. Ce morceau curieux, qui contient toutes les opinions quenous venons d’émettre , prouvera que si l’art des jardins naturels est connu seulement depuisquelques années chez nous, il est pratiqué depuis très-long-temspar cette nation.

« La nature , dit l’Auteur, est leur modèle, et leur but est de l’imiter dans toutes ses irré-)) gularités : d’abord ils examinent la forme du terrain ; s’il est uni ou en pente, s’il a des col-lines ou des montagnes, s’il est étendu ou resserré, sec ou marécageux; s’il abonde en ri-n vières ou en sources, ou si le manque d’eau s’y fait sentir )>.

' » Ils fout une très-grande attention à ces diverses circonstances , et choisissent les arrange-» mens qui conviennent le mieux à la nature du terrain, qui exigent le moins de frais, ca-)) client les défauts, et mettent dans le plus grand jour tous ses avantages ».

» La perfection de leurs jardins consiste dans la beauté et la diversité des scènes. Les jardi-niers chinois, comme les peintres de l’Europe , rassemblent les objets les plus agréables de lanature, et tâchent de les combiner de manière que non seulement ils paraissent avec plus» d’éclat, mais même, que par leur union, ils .forment uu tout agréable et frappant (i)> Des

( 1 ) Nous supprimons tous les passages qui sont en opposition avec les principes émis ci-dessus;

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