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L’humidité qui règne dans cette saison, protège la croissance de la graine ; si l’on attend plustard, il est rare que l’on voie lever le gazon, sur-tout, si l’été est sec, parce qu’alors il sebrûle, si Poq n’a pas le soin de l’arroser continuellement, ce qui devient impraticable dansles parcs et les jardins d’une grande étendue.
La meilleure manière de semer le gazon est de faire retourner ou labourer la terre d’un ferde bêche,- (cette précaution est inutile dans un jardin nouvellement formé, et dont toutes lesterres ont été remuées) ensuite la dresser et passer au rateau, en divisant toutes les mottes etles pierres qui s’y peuvent rencontrer. La terre étant bien unie, on seme la graine dite deray-grass , assez dru, et l’on berse ensuite, ce qui retourne la superficie à 2 ou 3 pouces deprofondeur et incorpore la graine dans la terre et la facilite à lever plus promptement.
De l’entretien de ces gazons, dépend leur beauté; cet entretien consiste seulement à lesfaucher souvent; car plus l’herbe est coupée, et plus elle épaissit et devient belle; ce fauchagerépété , empêche d’ailleurs les plantes parasites de croître et de prendre la substance duvéritable gazon ; on aura grand soin également de resemer légèrement de la graine dans lesendroits qui ne seront pas assez garnis, et de rouler de tems à autre toute la superficie despelouses, avec des cilindres, pour fouller la terre que la graine soulève.
M.ESUB.A.GE DES TEE.E.ES.
Lorsque le terrain est disposé, et que le terrassier a enlevé et remblayé ainsi que leshemmes ont été tracées, il faut mesurer son ouvrage, c’est-à-dire, calculer quel est lecube cle terre qu’il a enlevé, afin de lui payer à tant la toise ou le mètre cube.
S’il ue restait aucune trace de l’ancienne surface du terrain , cette opération serait impossible,parce que les coupes en plusieurs sens que fait l’architecte, pour niveller les hemmes , et lesnouveaux morne mens de terre sont trop éloignés les uns des autres pour qu’un toisé soit juste ,sur-tout si l’ancienne surface était d’abord très-inégale; pour obvier à cet inconvénient, les ter-rassiers laissent des buttes appelées témoins, par-tout où ils sont obligés de fouiller : ces témoinssont distribués à des distances égales, par exemple de 12 pieds en 12 pieds, disposés comme onle y oit planche 23 , figure i re ., et le profil jig. 2 e., où l’on indique par les hachures simples,les terres enlevées, et parles hachures croisées, le nouveau mouvement et les témoins; toutes lesdifférentes hauteurs de ces témoins sont additionnées ensemble, et divisées par leur nombre : lerésultat donne une quantité qui se multiplie par la longueur et la largeur de la surface sur la-quelle sont ces témoins; on sent que dans les endroits où ces témoins n’existent pas, au lieud’enlever des terres, on en a rapporté.
Ces fouillesde terre se font ordinairement à la toise, ou au mètre cube, prix convenu d'a-vance avec un maître terrassier, qui prend des ouvriers et qui lui-même fait faire, à quelquechose de moins , par des brigades d’ouvriers qu’il met à leur tâche. Supposons que le terraintoit ici de i 4 toises 2 pieds de-longueur, sur 4 toises 2 pieds de largeur, et que les vingt témoinsqui couvrent cette partie produisent ensemble 2 p. -j- 2 p. 6 0 -j- 8 “ -j- 2 p. 2 p. g " -j- 0 p.2 0 —ji 1 p. 4 u —j— 1 p. 8 0 —j- 2 p. 4 0 -j- x p. x 0 ’-j - 1 3 p. 4 0 —j- 1 p. 8 0 —{— 1 p. 10 * -j- 2 p. -j-1 p. 6 0 -|- 3 p. 1 p. io°-j-2p, 9°-j-i p. 4 0 -j- 2 p. 5 ° = 4 op. Alors 4 o p. divisés par20, nombre des témoins, produisent 2 pieds réduits de haut. lia somme des terres enlevéesest conséquemment de i 41 . 2 p. X 4 t. 2 p. X 2 P> = 20 t. 4 p, 6 0 cubes.