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[Partie théorique.]
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Nous pensons que cet exemple suffira pour faire comprendre une opération, aussi simple :lorsqu’on a des parties à remplir, on prend les terres qui proviennent des fouilles, alors on payeen sus du prix de la toise, les distances parcourues, ce que l’on mesure du milieu de la partiecreusée ou l’on a pris les terres au milieu de la partie remblayée où on les a déposées : ces deuxmilieux donnent la réduction du plus au moins grand éloignement. Ces distances se comptentpar relais : chaque relais est de dix loises ou vingt mètres de longueur , parce qu’à-peu-pi csà cette distance, les terrassiers qué roulent la brouette, s’arrêtent, reprennent la brouettevide , et retournent en reprendre une pleine, et ainsi de suite, depuis la fouille jusqu’auremblai : ainsi l’on dit fouille transportée «1,2,3, 4 Telais, et chacun de ces relais est payéen sus de la fouille ; comme l’on dit encore fouille à 1 ou 2 banquettes , c’est-à-dire qu’unefouille de 6 pieds ou 2 mètres de profondeur est jetée sur la berge; mais plus bas, il fautque l’ouvrier fasse une banquette à cette hauteur, pour jeter les terres du fond. Sur cette ban-quette ou plateau de terre réservé , est un deuxième ouvrier, qui reprend les mêmes terres,et les jette alors sur la berge ou sur le bord de la fouille : c’est ce que l’on nomme fouille à unebanquette , et que l’on paye plus cher que la fouille simplement jetée sur berge , parce que laterre est remuée deux fois.

Des Murs de Terrasses et Hahas ou Sauts-de-Loups.

Si l’on veut conserver des vues dans un jardin particulier, pour jouir du paysage extérieur,on construira, ainsi que nous bavons dit plus haut, des hahas ou sauts-clé—loups. Ce sont desfossés creusés aux limites d’un jardin ; ces fossés sont revêtus, des deux côtés , de murs poursoutenir les terres. Ces murs qui s’élèvent perpendiculairement ou en talus à l’extérieur , seconstruisent en moëlons , en meulière, ou en pierre : la meilleure manière est de les faire enmoëlon ou meulière liourdée en mortier de chaux et sable, avec des chaînes en pierres de5 mètres en 5 mètres ( Voy.pl. 23 . fig. 3 ). On les élève seulement à 2 pieds au-dessus dusol du jardin, et on pose pour appui une tablette ou bahu, dont les joints sont agraffés et quisont goujonnés en dessous, pour les empêcher de se déplacer. On a soin aussi d’arrondir leparement de dessus, de faire porter une saillie de deux pouces sur le mur, et de laisser auparement de dessous un petit larmier , pour empêcher les eaux de dégrader le mur qu’ellescouvrent. ( Voy. le profil, pl. 25 , fig. 4. )

Nous ne nous étendrons pas davantage sur la construction do ces murs, puisqu’aucune diffé-rence ne les distingue des autres , si ce n’est que le talus qui est obligé pour résister à l'effort dela masse de terre qui tend à les repousser.

L’expérience a constamment prouvé qu’en donnant deux pouces par pied de hauteur,d’empâtement aux murs qui soutiennent des terres , ces murs ne périssaient jamais par l’ef-fort, parce qu’alors la résistance est égale. Notre Traité n’embrasse pas la preuve mathéma-tique de cette assertionj il suffit, pour la pratique, de connaître les résultats. Ainsi un mur de12 pieds de hauteur j à partir de la surface des terresà soutenir, et qui aura en haut îbpouces,on calculera d’abord 12 para 0 ., et on aura 24 °. ou 2 p. cpii, ajoutés à l’épaisseur primi-tive 18 0 , on aura 3 p. 6 0 pour l’épaisseur du pied dudit mur. Cette règle est constante , etl'on peut également placer le talus^dans les terres, comme celui A, fig. 4, ou, au parement

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