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[Partie théorique.]
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retournées pour empêcher les terres de s’introduire dans les joints de ces pierrées, qui se fontpresque toujours à sec sans mortier, et l’on recouvre le tout de terre.

Si l’on fait ces pierrées à 12 ou i 5 pieds sous le sol, on doit avoir la précaution de les fairedans des regards espacés d’environ 20 t. en 20 t., construits en maçonnerie {fig. 10 ) , avec unsoupirail en haut recouvert d’une grille à plat, pour pouvoir examiner à chacun de ces regards ,si l’eau y coule, et s’il n’y a point d’engorgement dans les conduits, afin de les réparer , alorson ne couvre pas les pierrées au droit de ces regards.

On peut encore conduire les eaux par le moyen de plusieurs sortes de tuyaux, tels que lestuyaux de plomb, moulés ou soudés. Les tuyaux moulés sont jetés dans un moule de 4 à 6 p.ilssont plus épais et meilleurs que les tuyaux soudés, et ils coûtent davantage : les tuyaux soudés nesont autre chose que des tables de plomb roulées et souciées sur la jointure 5 on emboiteet onjoint tous ces tuyaux ensemble, par des grandes soudures , en observant de les battre et et lesouvrir un peu pour tenir le passage intérieur plus large dans l’endroit du noeud, afin d’éviterque l’eau y soit arrêtée. On remarque ici que tous les tuyaux de plomb sont sujets à se mineret à se crêver dans les terres , et particulièrement dans celles qui contiennent de la chaux.

La plus économique de toutes les conduites, est celle en tuyaux de grès ou poteries, quisont encastrés les uns dans les autres , et garnis de mastic chaud, avec de la filasse sur chaqueourlet ou jointure : lorsque ces sortes de tuyaux servent à conduire des eaux forcées, on lesentoure d’un massif ou chemise en mortier de chaux et ciment, ou même en chaux et sable, de6 à 8 pouces clépaisseur, si l’on n’éprouve pas beaucoup de résistance et si l’eau n’a qu’une pentedouce et ordinaire. Ces conduits sont assurés dans toute leur longueur sur des massifs demaçonnerie au droit de chacun des nœuds, pour les empêcher de s’affaisser et de se déplacer :{fig. 7 et il). Les tuyaux de grès ont de 2 jusqu’à 6 pouces de diamètre ; la quantité de l’eauque l’on a à conduire déterminera l’orifice ou le diamètre que l’on devra choisir.

On se sert encore communément de tuyaux en fer de fonte : ces derniers durent très-long-tems. On les tire des fonderies de la Champagne et de la Normandie ; il sont coulés par boutsde 3 pieds 6 pouces, et sur tous les diamètres ; à chacun de ces bouts il y a des rebords et desbrides que l’on joint ensemble par des vis et des écrous, entre lesquels on met des rondelles decuir et du mastic 'a froid.

Si le réservoir est en pleine campagne à mi-côte , enfin hors du jardin ou du parc, sur uneéminence quelconque , les eaux sont forcées , alors on employera des tuyaux de fonte 3 siau contraire la roule de l’eau est en pente douce , il n’y a point de contrc-foulemeut, et lestuyaux de grès , entourés d’une chemise de mortier , suffisent, ou bien même une simplepierrée couverte ainsi que nous l’avons dit ci-dessus.

On fait encore des pierrées tout-à-fàit découvertes, mais elles sont trop sujètcs à des répara-tions : l’eau s’y arrête souvent par suite des éboulemens des terres, des petites branches d’arbres,et des feuilles qui les remplissent souvent.

Il est très-rare que la descente ne soit pas interrompue par des gorges au fonds des valléespar lesquelles on est contraint de faire passer les conduits, en les fusant descendre et remontersuivant la surface de ces vallées et montagnes. C’est <Jans ces sortes de remontées sur-tout, quel’eau étant contre-foulée, et ayant beaucoup de peine à s’élever, fait souvent crever les tuyaux.

La figure 7 , planche 23 , offre un exemple de ces difi’érens mouvemens du terrain que l’onest obligé de suivre : nous supposons que l’eau est amenée depuis le réservoir de prise A , surle haut d’une montagne, jusqu’au point B , en passant par une monticule et deux gorges, etdont la ligue AC indique le nivellement ; il faut mettre des tuyaux de fonte au moins dans lesdeux vallées, 'a cause de la force des refoullemens, ainsi que dans la contre-pente où l’eau forcele plus, et jusqu’à ce qu’elle soit remise de niveau sur la montagne, ou, pour éviter la dépense,on pourra reprendre les conduits de grès ou des pierrées, parce que là l’eau ne fait que rouler ,et ne force que dans la gorge et la remontée.