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[Partie théorique.]
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PRINCIPES DE PERSPECTIVE.

Flanche n

Les objets que nous présente la nature, semblent s’aggrandir à mesure qu’ils se rap-prochent de notre œil, et les ombrés en sont plus coloriées et plus prononcées : de mêmeils sé raccourcissent et se rétrécissent graduellement, en proportion de leur éloignement, etalors leur coloris diminue sensiblement : ces diverses gradations ont été réduites en prin-cipes, et cette science se nomme la perspective : elle sert donc à représenter sur une sur-face plane, tous les objets tels que nous les voyons , c’est-à-dire sous l’aspect véritableque le poiut visuel partant de notre oeil sur ces mêmes objets, les reproduit à notre vue ;reproduction qui s’opère par autant de rayons que l’on suppose partir du centre de notrepeil, à tous les angles et points mathématiques dont l’objet que l’on regarde se compose.

Cet art est utile à l’architecte, pour juger de Peffet que fera un monument quelconque;pour développer son ensemble à ses yeux ; pour le voir sur tous les points, et de tellemanière qu’il lui plaît : cependant nous ne conseillons pas aux élèves en architecture ,de faire souvent usage des moyens que leur présente la perspective ; la magie de cettescience pourrait les tromper et les séduire : un simple dessin géométral, au contraire, quoi-que faux par rapport à l’aspect présumé du monument, est cependant plus véridique,plus franc, si l’on peut s’exprimer ainsi, et nous fait voir l’objet tel qu’il est, en suppo-sant que l’œil en puisse embrasser en même tems toute l’étendue.

La théorie des ombres est inséparable des principes de la perspective, parce que cette/dernière science, en même tems qu’elle nous enseigne la manière de figurer sur une sur-face plane, une immense étendue, soit en largeur, soit en hauteur ou en profondeur,soit vue de face ou de côté, nous montre aussi la façon de les colorier , en raison deleur position , relativement au point de vue vrai ou supposé , et dé l’inclinaison des rayon,du soleil sur ces mêmes objets,.

HAYONS VISITEES.

Les rayons visuels sont des lignes droites qui partent du centre de l’oeil, et qui sontsupposés faire une pyramide ou autre figure dont l’objet que l’on regarde est la base, etl’œil le sommet ; les lignes A B. A C. A D. A E. fig. i 1 '?. pl. î 1 *., sont des rayons visuels:le point A. est le centre de l’œil, ou point de vue.

Il est à remarquer que l’oeil ne peut embrasser qu’un espace de 90 degrés, ou l’angledroit, tout ce qui se voit au-delà devient confus et difficile à saisir ; il faut en conséquenceque l’objet regardé ne produise à ces deux extrémités, que deux rayons qui forment ense réunissant au centre de l’œil, un angle de 90 degrés d’ouverture au plus, comme ici,fig. 2, les deux extrémités du mur B. C. avec le point A; on conçoit que tout ce qui est.entre cet angle, peut être vu très-facilement, et quau-delà on n’apperçoit les extrémitésP, D , et C, E, de ce même mur, qu’avec beaucoup de difficulté, et que le même coupd’oeil ne pourrait pas les développer en même tems, puisqu’ils forment un angle de ifiq.