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parce que les rayons réfléchis n’ayant qu’un médiocre espace à parcourir pour y arriver, n’é-prouvent qu’une altération presqu’insensible , conservent une très-grande foree pour repror-duire la puissance du corps lumineux duquel il émane 5 c’est parla même raison que les refletsde ces premiers plans sont plus forts , car la grande lumière réfléchissant de semblablesrayons sur les ombres, celles - ci sont fortement reflétées : alors il faut que les premiersjours soient brillans et que les ombres soient un peu fortes et bien reflétées j tandis quepoujrles objets qui devront paraître placés à un certain point d’enfoncement vers l’borison, lesombres seront douces et vagues , et les parties éclairées beaucoup moins brillantes , le tout enraison de la masse d’air qui existe ou que l’on supposera exister entre ces derniers objets etceux placés immédiatement sous les yeux du spectateur.
Supposons, par exemple , un intérieur de galerie ou autre partie d’édifice très-profond ,et qui n’a qu’un seul jour au premier plan : les objets qui se rapprocheront de ce premierplan seront très-vivement éclairés, et tous ceux qui s’éloigneront de l’oeil du spectateur,, pours’approcher vers le fond de cet intérieur , s’obscurciront graduellement, deviendront, peu-à-peu , tout-à-fait indivisibles, et le fond de cet intérieur paraîtra aussi ténébreux que la nuitla plus parfaite. C’est pour éviter cette obscurité, que les artistes, ainsi que nous l’avons observéplus haut, ne représentent presque jamais d’intérieur d’une grande profondeur, sans y sup-poser quelques jours accidentels, de sorte qu’au lieu d’un fond noir pour tout le sujet, ils eudisposent plusieurs de différentes teintes dégradées en raison de leur éloignement réciproque.C’est ainsi que nos intérieurs d’églises et nos galeries sont disposés à cause des croisées qui sontdans la profondeur, et qui forment autant de foyers de lumière plus ou moins vifs j un inté-rieur qui serait ouvert dans le fond, une voûte, par exemple, paraîtra aussi obscure dans sapartie éloignée, quoique la lumière s’introduit également parles deux extrémités, qu’une voûtesemblable dont le fond serait fermé, parce que les rayons de la lumière, dans ce fond, nepeuvent être directs ou primitifs ; qu’ils sont seulement réfléchis, et par conséquent altérés, etbeaucoup trop faibles pour atteindre le spectateur d’un bout à l’autre bout de cette voûte j desorte que l’extrémité lointaine paraîtra presqu’aussi obscure que s’il n’y avait aucune .ouver-ture , tandis que la plus voisine de l’œil, n’étant cependant éclairée aussi que par réflexion,mais recevant les rayons directs de la lumière, paraîtra beaucoup plus lumineuse, ce quis’explique par le peu d’espace qui est entre le spectateur et ce premier plan de l’objet éclairé.
Tous les principes des ombres peuvent se réduire à ce que nous venons d’exposer : on pournrait leur donner un grand développement ; mais outre que telle extension que l’on donneraità un tel travail, se réduirait toujours aux huit paragraphes qui précèdent ; aussi nous ne pour-rions nous renfermer dans les bornes d’un traité élémentaire , si nous avions prétendu nousoccuper exclusivement de eet objet. Nous répétons d’ailleurs que l’habitude de dessiner sertbeaucoup plus dans cette partie de l’architecture théorique , que les exemples, tels multipliésque nous les offririons à nos lecteurs.
Les figures 1 ) 2 , 5,4,5, 6, 7 } 8 et 9 ? planche ire, , représentent plusieurs objetsisolés dont l’ombre est portée à 45 degrés , unité que les architectes observent presque cons-tamment dans tous leurs dessins, à moins qu’une disposition particulière ne les force à abaisserou à remonter les rayons de lumière.