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[Partie théorique.]
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premiers plans présenteront constamment des ombres plus fortement prononcées et plusvigoureuses que les accessoires; cependant ces ombres qui domineront sur toutes les autres,doivent participer aux agrémens de la réflexion , puisque leurs reflets auront ces louchesvigoureuses pour opposition.

Si le soleil éclaire directement les objets , les jours du premier plan seront très-lumineux , lapuissance de réflexion sera extrêmement forte , et subjuguera la puissance opposée : lorsqu’ondessine, l’œil est toujours pris pour le foyer de la lumière ; c’est pourquoi, en suivant les loisde la dégradation des jours en général, ces jours doivent s’obscurcir de plus en plus à mesurequ’ils s’éloignent de l’oeil , tellement qu’enfin les jours n’existant plus , l’obscurité parfaite endoit prendre la place et alors tout paraît vague ou noir ; ces objets s’obscurcissent ainsi pardeux causes : la première est l’interposition des vapeurs de l’air entre l’objet et notre œil ,■ laseconde est l’altération insensible des rayons réfléchis de la lumière. Ces deux causes naturellessont un peu forcées dans les dessins pour être rendues plus sensibles que dans la nature.

2°. Les rayons de lumière produits par le soleil, sont considérés comme parallèles entre eux;la distance extrême qui se trouve entre cet astre et la terre, comparée à la petite étendue desobjets qu’il éclaire , ne permet pas de calculer les angles différens que ces rayons parlant ducentre forment entre eux.

3°. Plus la lumière est brillante , et plus l’ombre est forte et distincte j au contraire, plus elleest faible, moins l’ombre est prononcée.

4°. Les lumières et les ombres sont liées ensemble par de légères demi-teintes qui, étantplacées à propos, leur donne l’harmonie convenable pour imiter les vapeurs de l’air qui, se com-posant de particules transparentes, s’obscurcissent plus ou moins en raison de l’éloignementde l’objet éclairé, et produisent une dégradation de lumière calculée à raison du volume d’air oude vapeur qui se trouve entre l’objet éclairé et nous.

5°. Tous les corps éclairés d’une lumière quelconque , renvoient ou réfléchissent les rayonsqu’ils reçoivent ; mais plus ou moins , selon les différentes modifications du corps éclairé.

Mais puisqu’il se trouve toujours entre l’objet éclairé et l’œil de celui qui le regarde un volumed’air plus ou moins considérable , l’objet le plus éloigné de l’œil paraîtra beaucoup moins lu-mineux qu’un autre qui serait plus rapproché , à cause que le plus grand espace que lesrayons réfléchis auront à parcourir, les affaibliront, et que la masse d’air interposée entrel’objet et l’œil sera moins transparente , moins diaphane , et sera plus difficile à vaincre.

6°. Plus Ull objet obscur se rencontre pr^s d’un objet colaxré primitivement, plus SOU uljSCli—

rité se diminue et produit de grands reflets, parce que les rayons réfléchis par l’objet éclairé,ayant moins d’espace a parcourir pour atteindre le corps obscur le plus voisin, sont moinsaltérés et conservent plus de force pour leur seconde réflexion.

7 °. Il y a deuxsortes d’ombres, savoir, celle produite par un corps sur lui-même, en raisonde sa forme et de la partie qu’il présente à la lumière; l’autre est celle qui porte sur un autrecorps , et c’est l’ombre portée.

L’ombre portée d’un corps est toujours plus forte que l’ombre propre de ce même corps.

8°. Les plus grands jours et les grands reflets sont toujours sur les premiers plans ; c’est-à-dire que les jours des premiers plans d’un dessin paraissent toujours plus éclatans de lumière ,