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Nous n’avons gravé que cinq des nouvelles fontaines érigées depuis le règne de Napoléon-le-Grand, les autres ne tirent leur importance que de leur position et de leur utilité.
La fontaine, fîg. 5 , a été élevée par la reconnaissance au général Desaix, , qui fixa , parsa mort, le sort de la bataille de Maringo. Sur un piédestal circulaire on voit le buste de Desaix ,et la France personifiée, sous la figure de Pallas, qui le couronne5 diverses allégories,sculptées autour du fût, rappellent les exploits du guerrier. On lit plusieurs inscriptions, etles noms des souscripteurs qui ont contribué à l’érection de ce petit monument, qui ne pou-vait être d’une dimension plus considérable pour la place qu’il devait occuper.
La fig. 6 donne le dessin de la fontaine construite sur l’emplacement de l’ancien Châtelet ;la colonne est le simulacre d’un palmier, elle est couronnée d’un chapiteau à l’Egyptienneet surmontée d’une Victoire en bronze doré, distribuant des couronnes; autour du fût sontplacées quatre statues représentant la Vigilance, la Loi, la Force et la Prudence, d’un très-beau stile, et fort bien exécutées par feu Boizot , sculpteur; l’eau jaillit des quatre cornes d’a-bondancc placées aux angles du piédestal.
La fontaine construite au Gros Caillou, dessinée fig. 7, a quatre faces semblables; surcelle représentée ici, on voit une hygie consolant un soldat.
Le dessin, fig. 8, est celui de la fontaine élevée sur la place de l’Ecole : un piédestal d’uneproportion svelte et élégante, surmonté d’un vase, forme tout l’ensemble de ce monument,qui est en proportion avec l’espace dont il occupe le milieu.
La fig. 9, est la façade de la fontaine élevée par M. Gondoin , sur la place de l’Ecole deMédecine : cet architecte, dont la réputation est si bien établie par plusieurs monumens,et par la conception du plan de l’Ecole de Médecine, dont l’exécution rappela la pureté del’arcliitecture romaine, dans un moment où le caprice et les bizarreries enfantaient desmonstruosités, exerçaient un empire absolu, et mutilaient les résidences royales par degrosses bâtisses sans aucun caractère.
Le service qu’a rendu M. Gondoin en cette occasion, a toujours été vivement apprécié parles amateurs des arts ; il fallait du courage pour heurter ainsi de front les opinions reçues alors,et pour dépasser les limites qui semblaient être posées par les Gabriel , les Potain , et autresarchitectes alors en réputation.
Lafontaine, fig. 9, est composée de trois entrecollemens de l’ordre dorique grec ; au-des-sus de l’entablement est un attique dans lequel est renfermé le réservoir d’où les eaux s’échap-pent pour tomber en nappe dans une vasque ou bassin demi-circulaire. T es croisées à droiteet à gauche de cette fontaine indiquent le commencement d’une construction régulière etuniforme, dont on a l’intention d’entourer entièrement cette place.
Les autres fontaines nouvelles sont placées, savoir : une sur la grande phtce en face des inva-lides; c’est un très-grand piédestal, surmonté d’un socle portant en amortissement le lion ailéqui décorait la place Saint-Marc, à Venise ; le bassin qui reçoit ses eaux est circulaire.
La fontaine de la place de Saint-Sulpice, est un autre piédestal couronné de frontons ; desbas-reliefs en marbre garnissent les 4 faces; ils représentent l’Agriculture , le Commerce, lesSciences et les Beaux-Arts; sur deux faces sont deux ajutages en marbre blanc, figurant lapartie supérieure d’un vase, d’où l’eau tombe dans des cuvettes demi-circulaires de marbre de