( I2 7 )
couleur : le bord de ees cuvettes est orné de mufîles de lion qui laissent échapper l’eau dans unbassin eu pierre. La frise , les ornemens et les moulures de ce petit édifice , sont dessinés avecun goût infini et exécutés avec un soin extrême.
Celle du jardin des Plantes , est une espèce de borne antique. Celle de la rue de Vaugirard,est très-élégamment sculptée d’une Léda assise près d’une urne sur les bords de l’Eurotas; lebec du cigne qui l’accompagne, est le conduit qui donne les eaux : cette jolie figure rappelleles beautés idéales du ciseau de Jean Goujon .
Dans la rue de Sèvres, une grande figure debout et de stile égyptien, verse de l’eau de deuxvases qu’elle tient inclinés.
Celle de la pointe Saint-Euslacbe, est composée d’une niche et d’un fronton : dans la niche,est un vase scuptéd’une tète de Tantale , qui jette les eaux dans une vasque.
11 vient de s’élever sur le boulevard de Boudy, une autre fontaine, ou château d’eau, quiconsiste en une pyramide de plusieurs bassins en pierre, dont le sommet est terminé parmipiedouche ou candélabre en fonte, d’où part une gerbe d’eau, qui retombe en cascade dansdeux vasques de même matière et de différens diamètres, placés au dessous. Le premier bassinà 28, m . de diamètre : les socles de pierré au-dessus qui forment gradins, portent huit lions an-tiques, jetant de l’eau dans les cuvettes supérieures, placées dans les intervalles que forment cessocles. Ces lions ont été fondus aux belles fonderies de Creuzot, dirigées par l’ingénieux et infa-tigable M. CJiagot : ce château d’eau qui a été terminé Je i 5 août 1811 , est alimenté par lecanal de l’Ourcq ; nouveau bienfait de S. M. l’Empereur, dont il sera question dans la nomen-clature qui va suivre.
De toutes les fontaines de Paris, érigées depuis le règne de Napoléon , celle-ci est sans con-tredit la plus magnifique, celle qui porte le plus le caractère distinctif xle sa destination : nousciterons ici l’opinion de Blondel à l’égard des fontaines publiques.
et Une fontaine doit s’annoncer au-dehors d’une manière frappante, soit par une nappe, unedécharge, ou un torrent. Par-là, on donne à connaître la magnificence du gouvernement qui eua ordonné l’érection, ou décoré la ville; on donne une idée de l’abondance du fleuve ou dessources qui y donnent des eaux.
)) Il est un caractère propre à chaque genre d’édifices, établi par les lois de la convenance, etles principes de la bonne architecture; c’est cette marque distinctive qui, seule, a le droit des’attirer l’estime des connaisseurs, par l’idcequ’on doit se former naturellement d’un bâtimentsacré, public ou particulier, ces différens édifices devant généralement annoncer par leur com-position extérieure, l’usage auxquels ils sont destinés. »
GRENIERS DE RÉSERVE.
Nous avons dessiné, figure 10, derrière le piédestal de la colonne d’Austerlitz, deux pavillonsdes greniers de réserve commencés en 1809, sur les terreins de l’arsenal, sous la direction deM. Dslannoy , architecte : ils auront cinq pavillons semblables de chacun 3 2,00 de face,sur 26,00 de profondeur, qui seront sépaiés par quatre arrières corps de 53,00 de longueur :les pavillons seront élevés de sept étagés ,• les arrières corps de six seulement ; des canaux traver-