DE L’ASTRONOMIE. l5
réputation de leurs prêtres avait attiré les pre-miers philosophes de la Grèce . Thaïes , Pytha-gore, Eudoxe et Platon allèrent puiser chez eux,les connaissances dont ils enrichirent leur patrie ;et il est vraisemblable que l’école de Pythagoreleur fut redeVable de quelques-unes des idéessaines qu’elle professa sur la constitution del’univers. Macrobe leur attribue expressément,la pensée des mouvemens de Mercure et de Té-nus autour du soleil* Leur année civile était detrois cent soixante-cinq jours : elle était diviséeen douze mois de trente jours, et ils ajoutaientà la fin, cinq jours complémentaires ou épagô-mènes. Mais suivant l’ingénieuse remarque deM. Fourier, l’observation des levers héliaquesde Syrius, la plus brillante des étoiles, leuravait appris que le retour de ces levers retar-dait alors, chaque année, d’un quart de jour;et ils avaient fondé sur cette remarque, la pé-riode sothique de 1461 ans, qui ramenait à peuprès aux mêmes saisons, leurs mois et leurs fêtes.Cette période s’est renouvelée dans l’an i 3 gde notre ère. Si elle a été précédée d’une périodesemblable, comme tout porte à le croire ; l’ori-gine de cette période antérieure remonteraità l’époque où l’on peut supposer avec vraisem-blance que les Egyptiens ont donné des noms aux