g4 PRÉCIS de l’histoire
leurs mouvemens, et il s’arrêta au milieu de lacarrière qu’il avait ouverte, laissant à ses suc-cesseurs , une partie de la gloire qu’il pouvaitencore acquérir. De son temps , on commençaità peine à entrevoir la méthode de procéder dansla recherche de la vérité à laquelle le génie neparvenait que par instinct, et en y mêlantsouvent beaucoup d’erreurs. Au lieu de s’éleverpéniblement par une suite d’inductions, desphénomènes particuliers à d’autres plus éten-dus , et de ceux-ci, aux lois générales de lanature; il était plus agréable et plus facile desubordonner tous les phénomènes, à des rap-ports de convenance et d’harmonie, que l’ima-gination créait et modifiait à son gré. AinsiKepler expliqua la disposition du système so-laire , par les lois de l’harmonie musicale. 11 estaffligeant pour l’esprit humain, de voir ce grandhomme, même dans ses derniers ouvrages , secomplaire avec délices dans ces chimériques spé-culations , et les regarder comme l’âme et la viede l’Astronomie . Leur mélange avec ses véri-tables découvertes, fut sans doute, la cause pourlaquelle les Astronomes de son temps, Descartes lui-même et Galilée , qui pouvaient tirer le partile plus avantageux de ses lois, ne paraissent pasen avoir senti l’importance. Galilée pouvait al-