l5o PRÉCIS DË L’HISTOIRE ,
se sont rapprochées du centre de la terre dontla moyenne densité surpasse ainsi celle des eauxqui la recouvrent ; ce qui suffit pour assurer lastabilité de l’équilibre des mers, et pour meltre-unfrein à la fureur des flots. Ces phénomèneset quelques autres semblablement expliqués, au-torisent à penser que tous dépendent de ceslois, par des rapports plus ou moins cachésjmais dont il est plus sage d’avouer l’ignorance,que d’y substituer des causes imaginées par leseul besoin de calmer notre inquiétude sur l’o-rigine des choses qui nous intéressent. Parcou-rons l’histoire des progrès de l’esprit humain etde ses erreurs- nous y verrons les causes finalesreculées constamment aux bornes de ses con-naissances. Ces mêmes causes que Newton trans-porta aux limites du système solaire, étaient, iln’y a pas long-temps, placées dans l’atmosphère,pour expliquer les météores ; elles ne sont doncaux yeux du philosophe, que l’expression de l’i-gnorance où nous sommes, des véritables causes.
Portons maintenant nos regards, au-delà dusystème solaire, sur ces innombrables soleilsrépandus dans l’immensité de l’espace, à unéloignement de nous, tel que le diamètre entierde l’orbe terrestre, observé de leur centre, seraitinsensible. Plusieurs étoiles éprouyent dans leur