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Tome I. [A - D.]
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^enncnt que pàr divertissement, & pour se mocquer de hcrédulité de ces Peuples. Le nombre des habitans d’Àmour-P? 3 n est pas aujourd’huy de plus de quinze cens. Ces ïnfu-31 r es su r p a fl e ri tl c sGr e c s de l’Archipel en beaucoup de cho-es ' sont plus grands de corps, plus hardis & plus còura-se font rendus si redoutables, que ks Armateursretiens isolent faire descente à cette Isle. Ils font tres-nis * oien disserens en cela des autres Grecs. S’il survient| nt J euï£ quelque démêlé, il y a dans le bourg trois Vieil-ft ar<as ) qui y tiennent lieu de Juges,& qui terminent tous lesn? 0 * S 5 ^ ans que personne ose en appeller à un autre Tribu-3  a jinA nouve Ue des anciens Dus de /’ Archipel, liv. z.îì n ' ^TRE. Province de fille de Madagascar,qui con-t vingt lieues de longueur le long de la côte, & douzee àgeur depuis la mer jufqu’au Pays de Machrcore. Elie au Levant la riviere de Mandrerei qui la sépare de la Pro-tnce de Carcanofli ou Anoísi. C’est.un quartier fans rivie-_ e s & fa ns eau jusqu’à Manamboure , si ce n’est celle dequelques marais que l’on rencontre d’un côté & d’autre. IIy a certains villages qui font éloignez de trois & de quatrei Ues ' s- a côte est toute droite fans être coupée par aucunefò ^u iìîtqu'au Pays de Caremboule. La Contrée est fort-rtiie, remplie de forêts, dans lesquelles les habitans bâtis-^ . Urs villages, qu’ils environnent d’une forte baye faite

e P’cux & d’arbníîeaux épineux, eníbrte qu’il n est paspoiuble d’y entrer par un autre endroit que par la porte,e peuple est gouverné par les Grands, qui font maîtres des1 kges. II y en a un cependant qui est élevé par dessus°us les autres en autorité & en crédit. Ils font presque tou-jours en guerre par la haine irréconciliable qui régné entre. & le plus souvent à cause des femmes qu’ils s’entrera-

1 knt les tins aux autres. Ces peuples fe font une gloire deoler& de piller leurs voisins, & les Etrangers font trc'S-j Avenus chez eux. Tout ce Pays peut mettre trois millej°mmesou environ en campagne.*Flacourt, Iïiílolre de l'iâeAMss^r, chap. r 3 - /

&d ^ctit Pays d’Afrique voisin de ceux de §ian

» .5 f;helicie. Le Prince qui le gouverne est Mahométans > "Eal des Portugais. Le Roy d’Ampaza ayant refusé dea cquitter du tribut qu’il avoit promis, fut cause qu’Al-p* 1 ? e de Mello, Capitaine Portugais, saccagea íà ville. Cetince reconnut ensuite fa faute , & aprés qu’il eut fait laqt’ on luy permit de relever les mines de ft capitale.* Dea yoix, Relation de VAfrique, Tome 4.

AMPELA ou Ámpelufia.- Ville de Crcte que les Latinscernent Ampelus. Ptolemée en parle, ainsi que d’un Pro-montoire dans la même Isle de Crete, nommé aussi Ampela.

n appelle aujourd’huy ce Promontoire, Capo Sacra ouxagro,

-^MPELUSIA. Ville de Macedoine, avec un Promontoi-re ce même nom , que les Modernes appellent Capo c a-Mï 0 .’ H est proche du Golfe de Sainte Anne ou GolfeAiomama. * Pline, liv. 4. ch. 10. Strabon, liv. 14.AMPELUSIA. Promontoire ou Cap d’Afrique, dontltle , Ptolemée & Pomponius Mêla font mention. II futçPpelle ainíì du mot Grec Ampelus , qui veut dire Vigne , ànie qu’on y en voyoit une grande quantité. Ce Promon-] a J ïq e ft appelié aujourd’huy, Cap de Spartelìo. Il est dansc hgj Ur stanie Tingitane en la Province de Halbat, pro-oe Tanger, vis-à-vis de l’Andalousie.tin ^^ 20 . Bourg considérable d’Alemagne, que les La-ti e S noiïlr nent Ampitmm » II est situé dans le Tirol aux fron-t res du Frioul. Ce bourg, selon quelques-uns, qui le met-ç * proche du château àe Bulistagno fur les frontières duPa' Wrtient à la Maison d’Autriche par le Traité delx &it entre l’Empereur Maximilien I. & laRepublíqueVenise, ensuite dequoy il a été uni au Tirol. * Maty,^.deHollxjoi. ^ 7

£jAMPHAXE ou Ampbaxis. Petite ville de Mâcedoine.^ e e st située fur. le Golfe appelle par les Modernes Golfet lJ-° nte fa,c]ui est le Sinus Strymotticus des Anciens. Cette villepfloit son nom à un petit Pays, dit Ampbaxke , dans lequelcomprises celles de Thessalonique & de Stagire. *

AMPHiCLE’E. Ville de Grece dans la Phocide. Bacchusc rifi 0 * t autre i°is un Temple célébré, dont le Prêtre ou Sa-lo j cate nr prédisait les choses sutures à ceux qui le conful-invo"" Panfanias,!» Phocid. témoigne que ceux qúi avoientdonrl^ Ce Die ”, étoient avertis en songe des remedesAmnl S A evoient ^ servir pour guérir leurs maladies. LesP nctyons appellerent cette ville Opitbea.

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AMPHICTYONS. Ce nom, selon qltelques-Uns, a étédonné à une Nation particulière de la Grece. C’étoit, selond’autres, un Conseil commun qui s’assembloit vers lesTher-mopyles. Strabon ,li. 8. dit que cette assemblée étoit de septvilles ,& qu’elle fe tenoit au Temple de Neptune, dansTlflede Calailrie. Ces sept villes furent Hermione , Epidaure ,zEgine, Athènes, Prâsies, Nauplia, & Orehomene-Mynée*Les Àrgiens fournissoient pour Nauplia, & les Lacedemq-niens fubstituoient pour Prasies. Le même Strabon, li. 9. té-moigne que les Amphictyons avoient coíìtume de tenir leursassemblées à Onchestus;& il marque ailleurs qu’Acrisius futle premier qui institua cette forte de Conseil, qui tir# auíïïses séances à Delphes, & qui fut enfin supprimé, auflì-bienque la Ligue des Achéens. Lors qu’on eut proscrit les Pho-céens, les Amphictyons permirent à Philippe de Macédoinede prendre séance parmy eux, & luy accordèrent deux suf-frages , comme ce Peuple les aVoit eus. * Ee P. Lubin, TablesGeogr.

AMPHIMALIA. Ville ancienne, que quelques Géogra-phes prennent pour le lieu de l’Iíle de Candie , nommé làSud a. D’autres asseurent qu’on voit les ruines de cette an-cienne ville, au lieu qu’on appelle la Saline , & qui est fur leGolfe de ía Suda, à l’endroit qui s avance le plus dans les

AMPHIPOLIS. Ville fur les confins de lá Mâcedoine &de la Thrace. Du temps d’Alexandre, Contemporain deXerxés, le lieu où elle fut bâtie n avoit forme tìi de ville nide poste fortifié , & on l’appelloit Les neuf chemins. Agnony fonda une ville, fous le nom d ’Ampbipolis trente ans -aprésla défaite des Perses, & elle fut appelîée ainsi, íelon Thuci-dide, à cause que le fleuve Strymon l’environne presque detoutes parts. On l’appelle présentement Etnboli. Cimon, silsdeMiltiade, y avoit autrefois conduit une Colonie de dixmille Athéniens, cette Place luy ayant paru fort propre parfa í: tuation , à incommoder la Mâcedoine. Philippe , pered’Akxaudrc , qui s’en appcrÇut bien-tôt, fíit à peine montéfui* le Thrône, qu’il s’en asseura ; mais au lieu de la garder ,il permit aux habitans de fe gouverner en République. IIn’c-ût pû la conserver lans trop affoiblir son armée, & fansirriter les Athéniens,-qu’il avoit intérêt de ménager, & quila revendiquoient comme leur Colonie. Bralìdas, Generalde Lacedemone, prit ensuite Amphipolis fur la Républiqued’Athènes. Les Athéniens qui s’y étoient établis, fe retirè-rent, avec le secours des Parthes ; elle fe maintint indépen-dante jufqu’à ce que Philippe l’affiegea tout de nouveau ,avec protestation de la rendre aux Athéniens, Ce qssil ne sicpas lors qu’il I’eut prífc.*Tourreil,Pbìlippiques de Demosthene .

AMPHISCIENS. Nom qu’on donne aux Peuples, quidans des temps ont l’ombre à Midy du côté d’un Pôle, &zdans d’autres temps du côté de l’autre Pole.Ce font par con-séquent ceux qui habitent dans la Zone Torride : car quandle Soleil est directement fur leur tête,ce qui arrive deux foisl’an , les corps perpendiculaires ne font aucun ombre ; maisquand il quitte leur Zenit, & qu’il s’avance vers lesTropi-qnes, les ombres s’étendent vers l’un oU vers l’autre Pôle. *D’Audiffret, Geogr. Tome x.

AMPHISSA. Ville ancienne de Grece , que son Croîtêtre Salona , selon ce que marque une grande InscriptionLatine trouvée fur une pierre qui est entre les carreaux dupavé de l’Eglife appelîée Soteros métamorphoses , c’est-à-dire,la Transfiguration de Nôtre-Seigneur. Cette Eglise est à unmille de Salona fur le penchant de la montagne voisine, &cl’Infcription est comme un Refcriptmn du Proconsul Ro-main appelle Decimnis Secund.inw, qu’il adressoiï aux habitanscTAmphiJfa , ce qui a obligé Monsieur Spon qui en â pris unecopie à croire que Salona n’est pas le lieu de l’ancienne Del-phes, comme Niger & d’autres Géographes en ont été per-suadez ; rhais plutôt celuy où fut autrefois bâtie Ampbrfa .Cette ville avoit emprunte son nom d'Ampbijfa, fille de Ma-careus, & petite fille d’iEole , dont Apollon devint amou-reux. Niger dit que Lambina est le lieu de l’ancienue ^»r-pbiffa ; mais ce lieu semble inconnu, & il peut s’étre trom-pé. Les Turcs & les Grecs l’appellent Salona la premierssyllabe longue. Quoyque Strabon parle d'Aniplnffa Commed’une ville détruite de son temps, Pauíanias qiii vl yoit plusde cent ans aprés luy, ne laisse pas d’en décrire les Temples& les Antiquitez les plus remarquables, ce qui n joint à ceque l’Infcription Latine témoigne , Fait connoitre qu’elleavoit été rétablie. Le Monument de la Nymphe Amph/ffa cnétoit un des plus grands orneínens, & ensuite celuy d’An-dremon k de fa femme. Dans la forteresse, qui ne pou voit

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