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délicates que les nôtres. II y a auprès de là une petite hau-teur, où font les ruines du Temple de Diane, surnomméeAgrotera , ou la ChaíTeresse. Cette Déeíle , au sentiment dePlutarque, présidoit ausii-bien à la Pesche qu’à la Chaíle, &en cette qualité on lafurnommoitDidj?««r.LesAtheniens luyfaioient tous les ans dans leTemple d J Agrotera,un sacrifice decinq cens boucs, pour s’acquiter envers elle d’un vœu qu’ilsfirentle jour de la bataille deMarathon.De la colline où fontces débris , on découvre les restes du Station Panathenaicon.Elles attirent encore fadmiration,tantellessont magnifiques.Ce Station étoit une Carrière pour les courses qu’on faifoitpubliquement.Sa figure est une portion d’ovaîe coupée seloníà largeur. II semble que la nature ait pris plaisir à formerune colline, qui régné auffi en portion d’ovale,comme pourborner le terrain de cette Carrière. Les rangs des dégrez quisubsistent encore,sont de marbre blanc. L’Empereur Adrieny donna un jour aux Athéniens le spectacle d une Chasse demille bêtes sauvages. Au pied de la colline du Temple deDiane , il y a un Temple.de Cerés, qui est entier,& de mar-bre blanc. II sert d’Eglife Grecque,& l’on y voit la peintured’un Crucifix qui mérité d’être admirée.Hercules y fut au-trefois initié aux petits mystères de Cerés; les grands mystè-res étoient celebrez dans un autre Temple , consacré à cettemême Déesse, & on l’appelloit Eleufinion De là tournant àmain droite, on découvre les magnifiques Colomnes, & lesuperbe Portail qui restent du Palais cf Adrien, qui voulanten faire un Gymnafion , n’y avoit rien épargné, tant pour lechoix du marbre, que pour la dorure & la beauté des lam-bris. Le vulgaire rappelle Didascalion. 11 y fit mettre la plusancienne Bibliothèque du monde ; fçavoir celle de Pisistra-te, qui a été le premier qui ait pris le foin d’en dresser une.Jamais Livres n’ont tant couru que ceux-là par les PaysEtrangers. Xerxés les ayant emportez en Perse, SeleucusNicanor les renvoya fort long-temps aprés à Athènes, & ilsen furent encore enlevez par Sylla , & portez à Rome,d’oùl’Empereur Adrien les fit revenir pour en orner son Gym-nafion. On voit prés de ces Colomnes le Cimetiere desTurcs,& à côté estunTemple dejunon. Ce n’est que le dé-bris d’un plus grand, que fit bâtir Adrien, & qui fut dédiéen commun à Junon & à Jupiter, surnommé Panhellemon. IIsert à présent d’Eglife Grecque.
La grande ruë du céramique ou du Baz,ar , est encore au-jourd’huy la plus belle de la ville. Elle tiroit son nom deCeramus, fils de Bacchus & d’Ariane , à la différence duCéramique de dehors, c’est-à-dire , du fauxbourg qui con-duifoit à l’Académie, que l’on appelloit ainsi, à cause desPotiers de terre qui y travailloient. C’est ce que signifie lemot Grec. Le Panthéon est situé fur une des ailes de la ruë*du Céramique. On le trouve beaucoup plus superbe que laRotonde de Rome, qui est fancien Panthéon, bâti parAgrippa. Celuy d"Athènes n’a été élevé que fix-vingts ansaprés, par les ordres d’Adrien. Les Turcs en ont fait uneMosquée ; c’étoit une Eglise consacrée à la Vierge fous lenom de Panagia. On y va admirer les chevaux qu’Adrien yfit placer, ouvrage de Praxitèle. Ils y font encore. Les Por-tiques qui regnoient anciennement depuis là jufqu’à la Portede Dipylon, n’etoient remarquables que parce qu’ils fervoientde rendez-vous & de promenade auxCourtifanesd’Athenes,& qu’on y voyoit leurs noms avec ceux de leurs Amans,écrits fur les colomnes & fur les murailles. Le Baz,ar, autre-fois la Place du Céramique,est fur l’enfilade de la même ruë.Anciennement il y avoit un Autel dédié à la Miséricorde ,& à quelque distance de là un autre, appelle Dodecatheon ,parce qu’il étoit consacré aux douze Dieux. A côté du Do-decatheon , étoit le lieu appelle Cy clos , où l'on vendoit tousles Prisonniers de guerre. La Boucherie publique sépare leBazar d une autre grande Place, que les Anciens appelloientsimplement Agora. Comme elle touchoit aux deux quartiersde Colonos & de C olytos , les deux bouts qui y répondoient,en prenoient auffi le nom. On y voit une célébré Statue deMercure, surnommé Agoraus , semblable à une autre quiétoit devant le Poé cilé. On la nomme présentement La Placedu Caii , à cause qu’il y demeure,& que son Serrail y donne.Vis-à-vis de la même Place, ón voit le Catholicon , nom quedonnent les Chrétiens à l’Eglise Archiépiscopale, ta tradi-tion aíseure encore aujourd’huy que c'étoit un Temple deVulcain. C'est le même qui luy étoit consacré en communavec Minerve. Cette Déesse y avoit une Statuë , avec lesyeux bleus, de la couleur des eaux de la mer ; parce que ,selon la remarque dePaufanias, quelques-uns la croyoientfille de Neptune. Saint Augustin dit que l’on trouva dans
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ce Temple tfn enfant exposé, qu’un Dragon enveloP 0 ^Sur la même ligne du Catholicon, vis-à-vis la Place du Ca» 1 'voit le Pbilakji, ou Prison publique.LeTempîe deVenuS U *nie,chan gé aujourd’huy en Mosquée, est derriere le Php*®Le quartier qu’on appelloit Colytos , cù Platon & Ti®naquirent, est au dessous de la Place du Cadi, en tirantSud. C’est où demeuroit l’Qrateur Efchines, concurrentDemosthenes. Tertullien dit que les enfans qui naiff» 1 ^dans ce quartier commençoient à parler plutôt qu’ailsejso& si l’on s’en rapporte à Philostrate, ils étoient extraord®rement beaux , ce qui les faifoit appeller, les délices deGrece. Le quartier de Melite n’étoit distingué de eelus'fque par une Colomne. La Nymphe Melite luy donna 1nom. Elle a été une des Maîtresses d’Hercule , qui avo®Temple qui luy étoit consacré dans ce quartier. Sa Sta tUf lqu’on y voyoit, étoit un ouvrage de Geladas, célébrs ^& Maître de Phidias. On y trouvoit encore troisC
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tres Temples ; un de Diane , surnommée Aristobule, ^par Themistocle ; un de Melanippe, fils de Thefée; # ([d’Euryface , fils d’Ajax, Alcibiade étoit descendu de CEurylace. Le véritable Palais deThemistocle étoit auffi j® ^en ce quartier là , & Epieure & Phoçion y demeure®L’histoire dit qu’on y voyoit un grand édifice, où s’au ebloient ceux qui travailloient pour le Theatre.
L’ancien quartier nommé colonos étoit auprès de celuf"Melite, séparé feulement par un grand Portique, qu’ibpelloientM^oy/îo/í,parce qu’il étoit composé de cinq au®que l’on avoit joints ensemble. C’étoit dans ce colonos < r,s’assembloient anciennement les Ouvriers &les petites ^mercenaires, qui cherchoient à travailler pour les habi® t
Auffi l’appelloit-on Myllhios. 11 y avoit hors de la
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autre Colonos,cpx on furnommoit Hippios. II est à fOnet®,
l’Académie , au dessous de l’Ecole de Zenon. Pour aile 1 /là au mont Pentcliciic , on passe par un endroit où a'été 1 Ccienne Porte, que l’on appelloit Pyla Hippades, c©mffl e< Ldiroit la Porte aux chevaux, à cause que dans ceHippios , on en trouvoit un grand nombre de louage-laisse à main droite les superbes ruines d’un Aqueduc > iffervoit à la conduite des eaux du Didascalion. Cet Aque»commencé par Adrien,avoit été achevé par Antoninusson successeur. Sur le chemin qui mene à Raphti , assez pujde cet Aqueduc, toujours à main droite, on voit fendisde l’ancienne Porte d ‘Acharna ; & plus au Midy, la Placesétoit la Porte de Melite, qu’ils appelloient Pila Melitides • A :de-là de cette Porte, on rencontrait le fauxbourg no® 1 ^ ;Coda , où Cimon & Thucidide avoient leurs Tombeaux- iterroir du Colonos Hippios , est fort agréable. On y vo/fquatre Temples remarquables,de Venus, de Neptune, ^Prometbée, & des Eumenides. Au pied de la montag® 6 ..Pentelicus, est le réservoir des eaux que l’Aqueduc p0 rt °au Palais de l’Empereur Adrien. On voit dans cette rn0® t.. ' ' - qu c j
a employé à orner l’ancienne Athènes. Sur le haut est
gne les carrières d’où l’on a tiré une partie du marbrea employé à orner l’ancienne Athènes. Sur le haut est J!Chapelle appellée Agios Georgios , & gouvernée par unloyer. C’est un lieu de dévotion pour les Athéniens,vont souvent en pèlerinage. Cette Chapelle est à la P‘L (d’une Statuë de Pallas, dont Paufanias fait mention. ^cette hauteur on découvre tout le terrain de l’ancien® 0nouvelle Athènes. '
II y a dans cette ville plusieurs Monastères de Caloy° rou Religieuses de saint Basile. Elles font toutes vêtuesnoir, & subsistent en partie des fondations faites pa r jChrétiens , & en partie des secours de quelques ouvf-ìqu’elles font à l'aiguille. A ce défaut les charitez de la v1 ^,ne leur manqueraient pas; personne n’y demande fau^yne ; on y fait subsister les indigens chacun chez soy,& sty»a point d’Hôpitaux dans Athènes. Le principal Moo^rde cesCaloyeres est dans une ruë où il y a forceCordonn®Celles -cy gardent la clôture, & leur Eglise est un des P 1 ^beaux batimens de toute la ville. L’ancien Archevêque® 10 ^la maison est vis-à-vis de ce Monastère,est le Supérieur .ces Filles, qui n’ont point de Superieure parmy elles, 11plus que les autres. fS
L’ancienne Athènes étoit où est présentement le deb»du Château qui regarde le Sud-Oiiest, entre le Phaser» $ ^Porto-lione. La fondation en commença par Euryal® 5 ,Hyperbius freres, qui les premiers y bâtirent des man»On logeoit auparavant dans les grotes qu’on voit encore ^jourd’huy au pied du Château. Les quartiers de Lynm &, ^Cœpi, de Diomea, de c jmfarges & d ’Alopece , sont encore .ce côté-là. Aprés qu’on a passé le Palais de Themist° c