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Tome I. [A - D.]
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A T H

cTun à ,ïla ' n droite,on trouve unTempìc de Neptunet r oj s e ììruâure admirable ; mais comme il y en avoit<lu’o COn ' acre ^ au même Dieu , on ne sçait si c’est celuyjour^ >,a ^^ e ^°* ,: ^ Ates ■> ou Cynades , ou Alpbalm. C’est au-p ne ^ nu y une Eglise Grecque. Auprès de ce Temple il y aruf a r, Ulne stu même nom ; l’eau en a été détournée pourtl Ue Château. On entre de là dans la ruë du Cerâmi-c ’ e st ' H ° n V °' r à main droite Je lieu où a été le Leoconon ,Pourì' -r ’} e tombeau de Leos , qui ayant sacrifié ses fillesvijj e H^ité publique , mérita d’avoir fa sépulture dans lastwe'rb vtournant à gauche,on découvre les ruines de ceà-dire C i °p t ' c l ue > fiTds appelloient le Portique du Roy , c’est-■ûerrier U ^ es Sacrifices, ou du second des Archontes,les Ath C Celu y-cy, étoìc le Portique de Jupiter,dans lequelVoient Csllens étaloient avec pompe les boucliers qu’ils pou-Phées C ^ ncr ^ur leurs ennemis. Sylla leur enleva ces tro-

c luart' B< * <WWW Etvit prés de là. On donnoit ce nom à un desT 0tI ./ ers ^ía ville, à cause qu’on y voyoit l’Autel & leJìn u eai1 d’Eudanus, surnommé Angelus,tì!s de Neptune,la çT atlt: ) de là vers le Château , on trouvoit le Metroon , oulycJMe de la Mere des Dieux. Ce fut là que mourutqu c i 8ue, fils de Eycophron, aussi célébré dans Athènes^Wítthr ^ Ut ^ 3nS ^ ac£l ^ eiTlone I e Législateur Lyeurgue. L: oup

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... Législateur Lyeurgue

c °U*PalT ° U 0r y& ma » abîme fameux , où l’on précipitoit lesro c Kp l es ’ e ft derriere lé terrain du Metroon, au pied de laNnal e car P5 e du Château. Prés'du Raratbron , étoit le Tri-JUg eo appcllé Pard byfihus , composé d’onze Juges , qui neà cju e j lent ^JUe les petites affaires. On voyoit aussi le B ucoleona PPell^' leS P as âu Portique du Roy. C etoit ainsi que l’onles I e , Tribunal du Roy des Sacrifices. Prés de là fontl’on j ■ es d’une petite Chapelle , appellée Agios Dionifios , oùaii Pu • ^esse le jour de la Fête de ce Saint.. Elle toucheSa; aiS r\ e ^'Archevêque, qu’on prétend avoir été celuy^jiE*! n * s ’ I e Hou est fort agréable. Outre l’Archeve-situii le y c * nc I ou íix Calogers ,qui composent toute saparmj ] n y montre un puits, qui est en grande vénérationPrison 'ç phretiens, parce qu’ils tiennent qu’il servit deDern S ls a * nt Paul, qui en fut retiré par l’autorité de sainton a dir > Vo * t ?rés de là les ruines du Pry tanée,où commel'ad min -J, s affembloient les cinquante Sénateurs, qui avoientqu’or, fl.ration des affaires de la République. C’étoit là&aut r aii °ir le procès aux flèches, javelots, épées, pierres,ùon d ,£S ^ojes inanimées, qui avoient contribué à l’execu-iïe'e ^ crime, quand le Criminel s’étoit íauvé. Le Pryta-c o nser 0lt .proprement la Maison de Ville d’Athènes. On y3Vo ien Voit lc feu perpétuel, & les hommes Illustres quicitìf » - rendu de grands services à l’Etat,y étoient nourris,tirant v eur Postérité aux dépens du public.A main droite,en^"la esS ^ "Temple de Thesée, étoit le Boccage consacréfappçjjr^’stlle de Cecrops. Le quartier de la ville où il étoit,Conp a o 1 * [Aglaurcon. II y avoit au même quartier un ChampP°rt e a la Famine , & on le nommoit Limoupedion. Lac h arn Uïd , ou Porte sacrée, étoit autrefois au bout de cefffileus^ 11 Pappelloit Hiera , parce que c’étoit le cheminrés que la célébré Procession des mystères de Ce-

oit par là. On y avoit élevé une Statue , au Héraut1W °crites , le même à qui l’on avoit dressé un Tom-trcf 0l ^ le Dipylon. Au dehors de la Porte Hiera , étoit au-ruin^ g r and fauxbourg, dont il n’y a plus que quelquesA | e c j^ 1 se nommoit Hierasyki , c’est-à-dire, Figuier sacré,Ta Porr^” 1 slui conduit à Eleusis, étoit appellé Hiera odos.deu^ -f bip j Ion esta l’Orientde celle d ‘Hiera. Entre lesdu ç ’ 1 P en avoit une autre qu’on appelloit la petite PortePubJiq atll H u e, êc auprès de celle-là on trouvoit une PlaceCe Mar ih a PP e stée Oenos , parce que le vin se vendoit dansbipy[ 0n ^ c ’ Te quartier de l’ancienne ville , situé entre 1o

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étoit de^L 1 * ^st°st Desert, parce que l’aftluence du Peuple yqu’il, r beau coup moindre que dans le Céramique, encoreP r ^ e juchassent l’un l’autre.

fior cu de etoit le célébré Temple Anaceon , consacré aux- Tclav seS ’ Castor & Pollux. Autrefois on y vendoit lesd le s Jr 5 ^ quand Piíìstrate voulut désarmer les Athéniens,, ‘î, 0ri embîa dans Y Anaceon. A l’Occident de la Porte Hie-Ptis eQ pyoit celle du Pyrée. Le quartier de la ville, com-Ht là o unc dc l’autre, s’appelloit Heptacbalcon. Ce futa ^ Ue S yUa surprit Athènes. En avançant de là versA cotre Portc du Pyrée, on trouvoit plusieurs Portiques,Tfiu autre s celuy d’Attalus,où les Romains établirentpuai particulier. II fut bâti environ deux «ns diseTome /.

viue , u tue entre leSa petite Porte du Céramique, étoit nommé Oeon,

ATH iij

années avant ìa naissance du Sauveur du monde, quand lesMacédoniens,commandez par le Roy Philippe,fils de De^metrius , ayant insulté les Athéniens, les obligèrent à im-*plorer le secours des Romains & d’Attalus, Roy de Perga^me. La ville d Athènes, qui décerna de tres-grands hon-neurs à ce Roy dans ce temps-là, appella ce Portique de fortnom, sc Créa une nouvelle Tribu , nommée Attalide , qu’ellàajouta aux dix anciennes. Auprès du Portique d’Attalus ,étoit celuy de Tracon , appellé par Aristophane, Alphiion ftoa 9parce qu’on y vendoit de la farine. Là , on voyoit un Por-trait d’Helene , de la façon de Zeuxís. La Chapelle de CaEchodus, dont parle Plutarque dans la Vie de Thesée, étoitprés de là , & à côté un édifice, où l’on voyoit quantité déStatues, faites de terre de potier, & parmy lesquelles étoitcelle d’Amphiction Roy d’Athenes. On y voyoit aussi lámaison de Polytion , remarquable par les libertinages d’Al-cibiade , qui y -profana les mystères de Cerés , avec lesjeunes Débauchez de la ville. On éleva un Temple à Bac-chus auprès de cette maison. Proche de la il y avoit utlGymnafion de Mercure , avec un Portique & une Place pu-blique du même nom. Derriere le même Portique étoit lejardin du Philosophe MelanthiuS, où fut enterré l’Òra^teur Lyeurgue ; & plus avant étoient des Statues qui re-preíènioient un combat du Dieu Neptune contre le GéantPolybote,

On trouvoit ensuite proche l’ancienne Aorte du Pyrée,un Temple de Cerés, remarquable par des Statues dp 1*main de Praxitèle , & ensuite le Pompeon. C’étoit un lieu oùl’on confervoit l’appareil des folemnitez publiques. Au delàde 1a Porte il y avoit un Tombeáu enrichi de la Statue d’urtCavalier, autre ouvrage de Praxitèle ; l’ancienne Porte diiPyrée, étoit à deux portées de mousquet de celle d’aujour-d’huy. De-là en tournant face vers le Château,& en suivantun sentier sur la main droite, on découvre les ruines diiTemple de Jupiter Olympien. La grandeur du dessein futcause qu’il demeura imparfait plus de sept cens ans, qUoy-que plusieurs Rois eussent contribué des sommes Considé-rables pour venir à bout de cette entreprise; II coûta pluáde neuf millions, & l’Empereur Adrien eut enfin la gloirede l’achever. II avoit quatre stades , ou un demi-quart dôlieuë de circuit; & dans toute cette étendue, il n’y avoitaucun endroit qui ne fût embelli de quelque Statuë, plusadmirable pour la délicatesse de l’ouvrage, que pour 1 or ,& l’yvoire qu on y avoit prodiguez. On y voyoit aussi leTemple de Saturne, & de Rhée, le Boccage d’Olympia, 8éune Fosse, qui a toujours été célébré depuis le deluge déDeucalion. On croyoit que les eaux du deluge s’étoientécoulées par là. Même le Tombeau de Deucalion étoit erice quartier là, aussi-biyn que la Maison Morycbia , & celle deCharmidas, homme d’une mémoire prodigieuse. Au Midydu même Tempk , on en voyoit un autre appellé Delplnmon,consacré à Apollon & à Diane. C’étoit aussi un Tribunal oîtl’on jugeoit ceux qui demeuroient d’accord d’avoir fait unmeurtre ; mais qui prétendoient savoir sait selon les Loix.L’ancienne Porte d’Egée étoit là auprès, & le Palais de ceRoy n’en étoit pas loin. Plus bas on trouvoit le quartier ap-pellé Coepi , c’est-à-dire, les Jardins, où il y avoit une Statuëde Venus, de la façon d’Alcamene, le plus habile des Ele-vés de Phidias. Elle passoit pour une merveille de fart, ScLucien s’est attaché particulièrement à nous en vanter lagorge, la belle main , la rondeur du poignet, & les doigtàqui tìnissoient insensiblement. On voyoit. encore dans laquartier de Coepi un autre Temple de Venus Uranie, Scproche de celuy-là un d’Euctea, un de Prolèrpine, 8c unde Cerés. Ce dernier étoit appellé E lenfinion par excellence „à cause qu’on y celebroit les grands mystères de cette Dées-se. II n’y avoit que des femmes qui eussent droit d’assisteíaux cérémonies íècrettes de ces Fêtes, quoy que le détail enfût tres-licentieux.

A l’Orient du Temple de Jupiter Olympien,on en trou-voit un consacré à Lucine, appellée par les Grecs, Elithyta,8c un autre dédié à Serapis. L’endroit oùThesée&Pirithousse jurèrent amitié n’en etoit pas loin. 11 se formoit là auprèsun grand carrefour, où Sophocle témoigne -que beaucoupde rues aboutiffoient. Celle des Trépieds sacrez regnoitdepuis là jusqu’au Prytanée, & traversoit une grande Placeappellée aussi des Trépieds sacrez., où il y avoit Sun superbeTemple du même nom. Ce Temple étoit enrichi de la Sta-tuë d’un Satire , l’un des ouvrages les plus estimez de Pra-xitèle. Dans la ruë des Trépieds sacrez, il se formoit autre-fois un carrefour à trois angles, où il y avoit un Tribunal

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