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Tome I. [A - D.]
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huit lieues d'e Meíïein vers le Midy. Cette ville fut fondéedans le XVI. siecle, par Auguste, Duc de Saxe, dont elleporte le nom. * Maty, Dich de Holl.ijoi

AUGUST E. Ville du Royaume de Sicile, à six milles de1 a vallée de Catania. Elle fut bâtie à l’extrêmité d’un Pro-montoire par f Empereur Frideric IL fur les ruines de l’an-cienne Msgara , surnommée VHyble.nnc-, parce qu’eìle n’étoitpas éloignée du bourg d'llybla , appelle aujourd'huy Pater-ne, II y a un Port bien grand , & fort feur, & une tour à li-mace qui sert de fanal. Les rues de la ville font droites. Ellea une belle Place ornée d’une fontaine, mais seau n’y vautrien. La grande Eglise est nouvelle,& celle des Dominicainsmérité d’être vûë, pour îes beaux Tombeaux de marbre ;mais les tremblemens de terre y ont causé de grandes déso-lations fur la fin du dernier íìecle. * E. D. R. Nouveau Voyaged’ital’e, Tome z.

AUGUSTOBONA. Ville ancienne,qui reçut ce nomaprés avoir été la demeure des Tr e castes, Peuple de la Gau-le Belgique. (Test celle que l'on appelle aujourd'huy Troyss,en Champagne.

AUGUSTOBRIGA. Ville ancienne d’Efpagne. Quel-ques-uns veulent que ce soit le bourg de la Vieille Castille,nommé Aldea-el-Muro ; & d’autres croyent que c’est la pe-tite ville d’Agreda, quin’en est pas beaucoup éloignée.

AUGUSTOBRIGA. Ville ancienne des Vettons. Oncroît que c’est le bourg ou village de f Andalousie en Espa-gne, qui porte aujourd’huy le nom de Pedroso. QuelquesAuteurs donnent auísi ce nom d’Augnjlobnga à Médina , villed’Espagne.

AUGUSTODURUS. Ville ancienne de la Gaule Lyon-noise. Quelques-uns croyent, fur des conjectures qui leursemblent apparentes, que c’est la petite ville de la BasseNormandie, qu’on appelle Twy.

AUGUSTOMAGUS. Ville ancienne des Gaules. C’est laville Episcopale de France , qu’on nomme aujourd’huyStnlis.

AUGUSTO-NEMETUM. Nom donné par les Anciensà la ville de Nevers , capitale du Nivernois, & à celle de Ger-,goie dans l’Auvergne.

AUGUSTORITUM. Nom ancien de la ville de Poitiers ,capitale du Poitou.

AUGUSTORITUM LEMOVICUM. Ville ancienne■ des Gaules. C’est celle qu’on nomme aujourd’huy Limoges,capitale d u Limosin.

AUGUSTOW. Ville de Pologne dans la Podlassie , furles frontières de la Lithuanie, entre Biellcko & Grodno.C’est une nouvelle ville qui a été bâtie par Sigismond-Au-guste , sur la riviere de Brebetz. Elle est tres-grande, & onl’appelle en Latin Auguflavia.* Davity, Pologne.

AUHUSSON. Ville de France dans l’Auvergne. Elle estsituée fur une riviere, vers les frontières du Limosin,à deuxlieues d’Ahu. * Atlas.

AVIA. Ville ancienne d’Italie,qu’on nomme aujourd’huyTorcone.

AVIANO. Bourg d’Italie dans le Frioul, en Latin Avia-- num. U est situé entre la ville de Bellune & celle d’Udine,fur les frontieresdu Belunois & du Trevisan. * Maty , Ditt.de Hall. 1701.

AVIAROKI. Riviere de Suede dans la Province deFinlande, en Latin Aviarocus. Cette riviere qu’on appelle au-trement Aura]oki, passe à la ville d’Abo, & fe décharge dansle Golfe de Finlande. * Maty, Dift. de Holl. 1701.

AVIBOULE - Riviere de l’Iste de Madagascar. Les Fran-çois l’appellent Saint Gilles. Elle arrose la Province de Vo-hitíbang,& fe jette ensuite dans la mer. Cette riviere est àquatre lieues de celle de Manatengha, & porte bateau. * Dela Croix, R dation de f Afrique, Tome 4.

AVICULA. Les Anciens ont appellé ainsi la montagnedes Alpes, que les Italiens nomment Monte-Viello.

AMIENS. Certains Peuples Schytes, qu’on eflimoit lesplus justes d’entre les Barbares. Ils ne prenoient les armescontre personne , à moins • qu’ils ne fussent attaquez, & fecontentoient d’une honnête liberté. Ils tenoient les moin-dres d’entre eux au même rang que les plus grands, pour-vu qu’ils eussent de la probité. Ces Peuples étojent encorelibres du temps de Cyrus,& enfin ils fe soumirent au grandAlexandre.* Davity, Etats du grand Cham.

AVIGLIANÁ ou Veillana, Bourg dés'Etats deSavoye,que les Géographes disent être l’ancicnne ville que l'on ap-pelloit Fines. II est situé fur la Dora, trois lieues au dessus deTurin, dans le Marquisat de Suze. Voyez, Avu-uané.

A V I

AVIGNON. Ville de Provence fur le Rhône, capitalde tout le Comtat auquel elle donne le nom. Saint Ruf Mannonça l’Evangile dans le premier Siecle , & fut son p r fmier Evêque. Ses habitans ayant suivi l’heresie des Alb 1 'geois du temps de Philippe Auguste, en furent châtiez p arLouis VIII. qui fit ruiner les maisons des plus puiff^lcombler les sossez, & abbattre les murailles ; mais elle s o 1bien relevée de ce malheur. Le séjour que plusieurs P^P:*y ont fait dans le quatorzième siécle , n’a pas peu contf*bué à la mettre dans le florissant état où elle est preso 1 'tentent , quoy qu’elle ne soit forte que du côté du S e Ftentrion où elle est bâtie fur le penchant d’un rocher, îSouverains Pantifesy ont établi, tant pour le spirituel q ue jpour le temporel, une Justice si conforme à celle de Roi 11 -' -qu’on la pòurroit appeller une autre Rome. Le Pape y f n ’.voye un Légat,qui nomme en sa place un Vicelegat, quujrenouvelle tous les trois ans, aprés qu’il en a pris les B :!les qu’on lit en présence des Consuls de la Ville qui lus C1mettent le Gouvernement entre les mains. Ce Vicele§ 3 Lde plus la nomination de tous les Benefices du Comtat, q °s’étend depuis le Pont de Sorgue jusqu’au bourg de Chat-mont , situé au confluent du Rhône & de la Durant-mais il n’a aucun pouvoir au Tribunal de l’Inquisitio* 1 ’ ^est donné à un Dominicain par le Saint Office de R°Pj^ ’avec une autorité si absolue qu’on n’en fçauroit appelsII y a au bord du Rhône un gros rocher en façon de pet!'colline que les murailles de,la ville enveloppent, ayant a'dessus une belle plate-forme tres-large, d’où l’on décothaisément toute l’étenduë d’Avignon , qui est embelli*plusieurs magnifiques Eglises, ornées de leurs clochers/grandes places, de beaux édifices, de jardins tres-agréab^

Le d’un nombre presque infini de Palais, Celuy où derf !re le Vicelegat est composé de plusieurs grosses tours q 11 ^rées, entre lesquelles celle de l’entrée surpasse les autrtyhauteur. Elles environnent une cour de grandeur moj' e qne , où il y a toujours quantité d’Officiers & de Sold 31 ’,qui la garde du < 9 hâteau est confiée. Le Vicelegat d 0 ^audience dans une grande salle, toute embellie de tabh â ' ? ,& toute peinte, aullì bien que la Chapelle , & tous les 3 j (partemens de ce grand Palais, auquel est joint I’Ar( eflcomme à une place tres forte, avec un tres-beau jardissujLe Pape Sixte IV. érigea l’Eglise Cathédrale apP e .Notre-Dame de Don en Archevêché. Ce fut l’an NLCette Eglise n’est pas des plus grandes ; mais elle est ^ ^des mieux ornées & des plus saintes de la ville. Ap reS iL

l’on a monté environ cinquante marches, on trouve un*

tique tres-ancien , & tres-estimé de plusieurs Sçav 3 nS pl’Art de Sculpture. II soutient une tour fort grossi'1,.entrant dans cette Eglise , on voit à main gauche unepelle, où les peintures & les tableaux surpassent tout ceí ^y a de beau dans les Palais d’Italie. Au-dessus de cettepelle , qui est celle de Notre-Dame, il y en a une q* 3 * £ v è-pas moins estimée , à cause de plusieurs tombeaux dques, d’Archevêques, & des Papes Benoît XII. jji-XXII. Les ornemens du Maître Autel sont tres-m 3 » ja-ques ; & fur cet Autel est une châsse d’argemt où fbnQ,Reliques de quatre saints, fçavoir, Verterme, M 3 * 1 y<:Ferme & Douât. Le Trésor de la Sacristie que plufi eUs * Q)chevêques ont enrichi,mérite que les curieux le voy^ç^cy montre la Chappe de Jean XXII. travaillée toute dL^>en personnages où font reprefentez des oiseaux mer^Lhsement bien faits.Cettepiece passe pour un ouvragDans la même Eglise est une chaire de marbre où* e j’tn-s’asseyoit quand il osticioit en Habits Pontificaux.D 3í1 ^is l- 1ceinte du Cloître il y a une Chapelle où étoit auh^he-Chambre de Sainte Marthe. Le lieu où demeure ‘ plusvêque , & qu’on appelle le petit Palais, est d’au tá ”|]j 0 ns>agréable, que plusieurs petites tourelles & petits P ^accompagnent trois grands corps de logis, & qu’il 3 _ ^fio-le Rhône, fur la campagne, & presque fur toute j'oí-Ces trois édifices, avec le Palais de la Monnoye ,nement d’une grande place publique , qui est la P. rC jf 0 n d 3?ordinaire de toute la Noblesse d’Avignon. La M, 9 ,, -n o-

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toute la Noblesse d’Avignon. La n 1 *

Peres de la Doctrine Chrétienne , est consiste* -3 ^lieu-là, pour être dépositaire du corps du ,

Bus, Fondateur de cette Congrégation, homme d fu £teté si reconnue , que quand le Cardinal de ^ lCl re qu’^relégué à Avignon dans le temps qu’il n’étoit cnC °vêque de Luçon, il donna une lampe d’argent p oU ^,nt fífur son tombeau. Les Eglises des quatre Mend* 3 *P ^ stAmarquables. On admire celles des grands Ang u *