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tes rd ^rs & des Carmes, non seulement pour leurs vou-«Wa^ 15 pour leur longueur, largeur'& hauteur. Cellej' e âugulìîns, dout aucun pilier ne soûtient la Nef , a celaParticulier, qu’il y a une Chapelle dé Penitens noirs, quiles C * CS fléaux & ses peintures emporte le prix fur tousle t o^vens d’Avignon. Dans celle des Cordeliers on voitl c L° Iïl ° ea u de la belle Laure que Pétrarque a rendue si ce-par ses Vers.
Couvent des Dominicains est dans une des plus bellesRrand a PP e ^ e la grande Fusterie ou les lices. C’est unIl v , 5 or P s l°gi s - avec des belles salles fort longues,cent Chapelles dans le Dortoir , Tune de Saint Vin-où jj , Crrie r, Religieux de cet Ordre , placée au lieu mêmePade î? euro i t autrefois. L’autre est de Saint Antoine deParrí ’ >• * e P ar une Personne qui avoit une vénérationUne o^uere pour ce Saint. Au-deífus de ce Dortoir estfur P ate "fdrme faite de pierre de tuiile, qui donne la vuela ville. Les Jésuites ont dans leur Maison du^ais Cl n t Une E g lisc où est un dôme au dessus du Chœur;far a jest furpaífée parcelle de leur College , dont laau toii e tr eS'belle, & qui est ornée de Chapelles bâties
d’Av^ ^ ont loger dans un des sept Palais
Vent îf n ° n ‘ Ces Augustins Déchaussez ont aussi un Con-fit r nS Avignon. Quoy qu’on ait dit que le nombre dep 6 tr ° u ve en plusieurs choses de cette ville, sept por-tgr^Pt Collcges, sept Convens, on peut néanmoins ajoû-d 0tlt l ^ etr ancher en quelques-unes, comme en fes Palais,les u P leurs ont été bâtis dans ces derniers temps, dans<Cp rt « dont il y cn a aujourd’huy de condamnées , &^étn' 65 Convens, qui font en plus grande quantité qu’ilsp 0Ur Ient dans le XVI. Siecle ; de forte qu’elle peut passerf °Pe ^ es plus belles & des plus grosses villes de f£u-deL; , on circuit est de cinq mille sept cens pas communs,dep u ^, a porte Saint Lazare jufqu’à celle de Limbert, &Porte Saint Michel jusqu à la porte bouchée. Sesplus, eu es Pont bâties de pierres de taille polies, munies deîe r v en rs ,î°Urs quarrées, & bordées de créneaux qui leurfor t ] a ^ ornement. Ses fossez à fond de cuve ne font pasît rç _ r 8f s ; mais proportionnez à la hauteur des murailles,Vis re fl* 5 d’eau en quelques endroits. Elle vient de la ri-toy e e ^Ofgue , dont un bras entre dans la ville & la net-te ç’^és y avoir servi à cf autres usages plus nécessaires.
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fout j ar dinal appelle Julien de la Rovere. Les trois autresdç s p^ grand College , le College de Médecine , & celuy
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République, d’où les Juifs n’ofent sortir fans avoir leurschapeaux jaunes ., & leurs femmes quelques dentelles, demême couleur à leurs coëffures , pour les distinguer deSChrétiens. Us font à peu prés au nombre de cinq cens dansce lieu, assez étroit ; où ils ne peuvent s’étendre , mais feu-lement élever leurs bâtimens. Leur Synagogue où ils célè-brent l’Office trois fois le jour, à heures réglées, est un lieufort obscur, qu’íls éclairent par des lampes qu’íls allumentdevant un Autel qui n’a aucun ornement. Avant que decommencer leur Office, qu’ils disent en Hébreu , & qu’ilschantent quelquefois en musique, ils fe lient un bras jus-quaudessus du coude, avec un certain nombre de toursdèla corde qui l’enveloppe,& fe frottent les mains & le visagede je ne fçay quoy de liquide, comme s’ils fe preparoient àquelque combat ; les hommes fônt en haut, & les femmesen bas. Elles lisent presque toutes l’Hebreu , & plusieurs1 entendent & le parlent. Ils payent tous les ans un tributau Pape, & s’employent à faire & à refaire de méchantshabits, qu’ils vendent avec le plus de tromperie qifils peu^vent. Ceux qui considèrent le Pont à’Avignon bâti fur ÌÈRhône, en admirent d’autant plus fouvrier, que le fleuveen cet endroit, est extrêmement impétueux, qupy qu’il s’é-.largisse. II a été premiercment bâti de pierres ; mais par lasuccession du temps la violence des eaux fayant rompu ,'ila été refait avec des poutres ; de forte qu’il est aujourd’huyde bois dans fa plus grande partie. 11 a vingt arcades, maisil est étroit, & long d’un demi quart de lieuë. Dans fespiliers on a fait des fenêtres, soit pour son embellissement ,soit pour donner un cours plus aisé à seau, & empêcherque les piliers ne soient emportez par f impétuosité de seau,ce qui a obligé les Architectes à le faire en serpentant. Latradition porte que ce Pont fut entierement bâti de pierresde taille fan 1177. par finfpiration d’un petit Berger dedouze ans appellé Benoît,qui étant venu trouver le Gouver-neur de la ville , luy dit que Dieu luy avoit ordonné de bâ-tir un Pont fur le Rhône , pour la commodité de la ville.Le Gouverneur fe mocqua de finfpiration du petit Ber-ger , & le voyant persister à dire qu’il fuivoit l’ordre deDieu,il luy dit qu’ii le croiroit, s’il pouvoit lever une groííepierre qu’il luy montra , & que trois hommes auroient eupeine à remuer.Le petit Berger la prit aussi-tót, & l’enlevajufqu’au lieu où l’on a bâti le Pont. On voit, quand on estdessus, une grande Ifle , où la Sorgue fe joint au Rhône, 8cdans laquelle il y a plusieurs Maisons de plaisance. Au íor-tirdu Pont, on trouve le bourg de Villeneuve, qui est auRoy de France. Là est le Couvent des Chartreux, admira-
_ _ ,_ 0 __,_ j ble dans fes peintures, & considérable par les Tombeaux de
tlu.j^ eres Jésuites. Les Ecoliers font entretenus dans eeluyH Marbre d’ínnocent VI. & de son neveu. Au bas du Pont,
" 0, "'“ ^ 'au pied de la premiere arche, il y a une petite voûte, où est
enterré le petit Berger, fans qu’on ait pû l’en tirer,quoyqu’on l’ait tenté plusieurs fois.
Les Anciens ont nommé Avignon Avenio Cavarum , des Ca-vares,à qui cette ville appartenoit. L’EmpereurAuguste l’in-corpora à la premiereViennoife.Clovis s’en rendit le Maître*8c vers l’an 738. elle fut livrée aux Sarasins,par le Gouver-neur de Marseille, appellé Mauronte. Le Pape Innocent VI;fit rebâtir fes murailles, que le Roy Louis VIII. avoit faitabbattre. Le Pape Clément V. ayant été couronné à Lyoncn izo;. établit deux ou trois années aprés, le Siégé de l’E-glife à Avignon. Six Papes fes successeurs demeurèrent dansla même villessçavoir Jean XXII. Benoît XII. Clément VI.Innocent VI. Urbain V. & Grégoire XI jufqu’à ce que cedernier, par l’instigation de son Précepteur Balde, & desainte Catherine de Sienne, transféra le Saint Siégé à Romele 17. Janvier 1Z77. aprés qu’il avoit été à Avignon pendantsoixante & dix ans. Les Romains ; qui avoient été Maîtres dece Pays, en furent chassez par les Goths ; & ceux-cy par lesBourguignons , que les François repoussèrent. Charles léChauve le donna à Bofon, & ensuite l’Empereur Othort's’en empara. Les Comtes de Provence font possédé, & ilest tombé depuis dans la Maison Royale, par le mariagequi fe fit de Charles, frere de Saint Louis , avec Béatrix,fille de Raimond, Comte de Provence. De ce mariage sor-tit Jeanne , qui donna ce Comté au Pape Clément VI. pourdemeurer quitte des arréragés qu’elle n’avoit pas payez de-puis plusieurs années, pour le Royaume de Naples,qui étoitun Fief dépendant de l’Eglife. Ce même Comté, qu’on ap-pelle d’Avignon , ou de Venaissin , prend ce premier nomde fa ville capitale, & appartient, encore aujourd’huy aúPape. II a trois villes Episcopales entre plusieurs autres; sça-voir Carpentras, Cavaillon & Vaifon. II abonde en bleds j
ParJ^e par la fondation que fit ce Pape, dont les armes
glifp ,?ut en relief en differens endroits des murailles. L’E-ru «e:
>ell,
t U1 UUlUIVtia WUUlUtU uvo U1UI«1UC3.
p) ^ s Celestins est un Temple magnifique , où est la
Luxembourg, mort enjeunesse. Cette Chapelle
°<ìeiC u , c Cardinal Pierre d
, t, , '-aratnai
efl Eriji 'àteté dans une grand
^ans f lant ? P ar son or, superbe dans son marbre , & richeIleljq^.P^ntures. On y voit le tombeau du Saint, & unft.el J a ! re où l’on honore diverses Reliques. Auprès de ceíotu ^ est le portement de la Croix de Nôtre Seigneur,Pierre j re P r csentez plusieurs personnages fur une mêmelùans leVî ar ^ >re * Cette piece est estimée un chefi-d’ceuvre.^apeçpCnceur de l'Eglise des Celestins est le tombeau duCloj t ^ent VIII. representé en marbre, & à feutrée duOnt écrits ces deux Vers Latins en lettres Gothi-
'^e S:
a^ U manet m , quomodo tnundus erit ?
, ’iit oe Saint Martial est desservie par des Religieux deW tr enoi t ; & au bas de son Tombeau on voit un sque-c h c f V n llé avec unc industrie merveilleuse. Cette Egli-^ C <lrc i- eurS considérable,par plusieurs autres Tombeauxk etl tra lnaU * , ^ c P ar stuelques figures de marbre blanc tres-Pt'anx p^'^ées, quj font proche des murailles où ces Tom-^atHi en nt élevez. La structure de celuy du Cardinal PierreV^kle 5 i| U ° n y°i t ùans f Eglise de Saint Didier , est aij-To nt °Ur s ^ un marbre trc ‘S-beau & tres-poli, & tout à^atis p o nt re prcsentées les plus belles actions de fa vie.j°ûte jup-cernent de la muraille, depuis le haut de laA en . bas , il/a plusieurs ordres de belles Statues
, U bi S f Q e ’ ^oi font connoïtre les mystères de f Evangile.• a ^íin pf cs j OU7e Apôtres, où Saint Jean paroît le LivreLe qua^ t oeûans. On estime extrêmement cet ouvra-Uier âe la Juiverie est fait en façon d’une petite
^ Hn dus non mtindat , fed mundus polluit ; ergoQui, '